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Politique

« Meilleur rempart à l’extrême-droite »

LREM. Des insultes aux contre-vérités, tout est bon pour sauver le soldat Loiseau

Pour la liste LREM, dont le principal mantra est d’être « le meilleur rempart contre l’extrême-droite », une tête de liste ayant figuré sur la même liste étudiante à Sciences Po Paris que certains membres du GUD, cela fait tache. Le camp LREM tente de se sortir de la « déconvenue » en repassant notamment à l’offensive contre Mediapart, et en sortant, à l’occasion, bon nombre d’affabulations.

mercredi 24 avril

Crédit photo : THOMAS SAMSON / AFP

Après bien des retournements de veste revenant à nier les faits, Nathalie Loiseau, tête de liste LREM pour les Européennes, s’est finalement arrêtée sur la version consistant à dire que sa présence sur la liste UED – Union des Étudiants de Droite – de Sciences Po n’était qu’un simple service à un ami, et que, consentant à être sur une liste de droite extrême, elle ne savait pas qu’elle était partagée par des étudiants d’extrême-droite, dont un membre du GUD. Aucune déclaration par contre sur le fait qu’elle soit accusée d’avoir couvert des détournements de fonds et une agression lorsqu’elle était DRH au ministère des Affaires Etrangères.

Après ces révélations de Mediapart, Loiseau et sa clique sont sur le qui-vive pour mener une contre-offensive. Dans la journée de mardi, la tête de liste se défendait d’une telle accointance avec l’extrême-droite sur ses différentes pages, de la vidéo Twitter au post Facebook, avant de s’exprimer sur divers médias. C’est tout le camp LREM qui s’est précipité pour défendre Loiseau, des tweets de Castaner aux déclarations de Blanquer sur BFM qui classait ces révélations « typiquement dans les basses querelles que l’on cherche en campagne électorale ». Et en effet, ce passé « estudiantin » tranche avec le principal argument de campagne de LREM, celui d’être des « progressistes faisant barrage au RN ».

La tête de liste s’embourbe dans la confusion et les contrevérités

On peut ainsi lire sur le profil facebook de Loiseau un long pamphlet pour essayer de sauver les apparences, et fustiger Médiapart. Des méthodes contre la presse qui sont de plus en plus courante chez LREM. La première affabulation consiste à lier l’article de ce média à la sortie de l’affaire sur le media d’extrême-droite Minute. Or, comme le révèle Mediapart en réponse à ce post, l’enquête était antérieure à cette publication, ce que Nathalie Loiseau ne peut que savoir étant donné qu’elle avait été contactée à plusieurs reprises par les journalistes de Mediapart.

Mediapart, « idiot utile » du RN, et Loiseau, combattante de l’extrême-droite

Sur CNEWS, Loiseau a pu encore une fois s’exprimer au sujet de l’affaire. Entre une opération de dénigrement du travail des journalistes qui ont trouvé ce dossier qu’elle qualifie de « petits procureurs journalistiques qui se targuent d’être des justiciers » et le fait qu’elle insiste, une nouvelle fois, sur le fait que l’article de Mediapart ne serait qu’une copie de Minute. Mais le fond de l’affaire est bien sûr de tenter de se réaffirmer comme l’unique rempart au RN. C’est ainsi que Mediapart devient « l’idiot utile » de l’extrême-droite dans la bouche de Loiseau, lui qui fragilise la liste des « progressistes ». Cette pression au « vote LREM » contre l’extrême-droite est le discours qui ressort de toutes les interventions de Loiseau. Un soi-disant camp des « progressistes », hautement réactionnaire et liberticide, qui, continuant à appliquer ses réformes néolibérales n’est que le terreau du développement du RN, qui n’est lui-même que la promesse nationaliste de la continuité de ces politiques libérales de casse de nos acquis.




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