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Jeunesse

La CGT Chronodrive appelle à rejoindre la mobilisation nationale du 17 septembre

Face à la crise économique et sanitaire, les jeunes travailleurs, qui composent la majorité des effectifs de Chronodrive, vont se retrouver en première ligne face au chômage et à la dégradation des conditions de travail. En conséquence, la section CGT Chronodrive appelle à s'organiser et rejoindre la journée de mobilisation nationale et interprofessionnelle le 17 septembre.

mardi 15 septembre

La section CGT Chronodrive rejoint l’appel à la mobilisation nationale et interprofessionnelle le 17 septembre. A Chronodrive, le drive d’Auchan, la majorité des salariés sont des jeunes étudiants qui doivent cumuler job et études. Dans un contexte de rentrée scolaire en pleine crise économique et sanitaire, les jeunes travailleurs vont connaître une accentuation de la précarité de leurs conditions de travail et d’études. Face à cette situation la toute nouvelle section syndicale, créée suite au confinement a décidé de s’organiser pour revendiquer de meilleures conditions de travail.

A Chronodrive, les salariés travaillent avec des contrats à temps partiel "modulable", une clause du contrat qui permet à l’employeur de programmer comme bon lui semble les heures de travail hebdomadaires sans les payer en heures supplémentaires en fin de mois (la régulation se fait sur une période de 6 mois). Les jeunes sont embauchés sur une base horaire mais leur temps de travail peut varier au bon vouloir de l’activité. Ce mécanisme de modulation permet d’employer une main-d’œuvre ultra flexible en adaptant au millimètre les horaires des salariés, sans devoir majorer les heures. Concrètement, pour un contrat de 12 heures, on peut se retrouver à effectuer une semaine à 16 heures sans la majoration de 10% normalement prévue par la réglementation du travail.

Pour la CGT Chronodrive, il faut exiger la suppression de la modulation et le paiement des heures supplémentaires en tant que telles.

Aussi, Chronodrive maximise l’exploitation des jeunes travailleurs en ne leur payant pas les quelques minutes de pauses. Les étudiants salariés, qui la plupart du temps viennent travailler par tranche de 3 heures à l’entreprise, se retrouvent à n’être payés que 2 h 51. En conséquences, il faut revendiquer le paiement des temps de pause, comme c’est le cas pour les salariés d’Auchan dont Chronodrive est la filiale.

Plus largement, alors que plus d’un étudiant sur deux est obligé de travailler pour financer ses études, contre la précarité et pour des meilleures conditions à l’Université, nous revendiquons une hausse des salaires de 300€ pour une base de 35H. La crise sanitaire a montré l’importance de notre rôle dans la société, il n’est plus possible aujourd’hui que ceux qui nourrissent le pays soient rémunérés au salaire minimum.

De plus, le budget dédié à l’achat de masques pour aller en cours est estimé à plus de 30€ par mois et par étudiant. Face à cette situation, les masques et les tests doivent être gratuits et généralisés pour tous !

Enfin, face à un marché de l’emploi de plus en plus saturé, là où certains se tuent à la tâche quand d’autres se tuent à trouver un emploi, il devient nécessaire de partager le temps de travail sans baisse de salaire, pour que tout le monde puisse accéder à un emploi dans des conditions dignes et que personne ne se retrouve sur le carreau à la sortie de ses études.

Au vu des réponses gouvernementales qui ne nous promettent que la généralisation des emplois précaires pour les jeunes et face à la direction d’Auchan qui depuis plusieurs années ferme des magasins et supprime des milliers de postes pour renforcer sa présence dans les drives, (en témoigne le communiqué d’Auchan du 9 septembre annonçant la suppression de 1 475 postes en France), il y a urgence à commencer à s’organiser pour ne plus se laisser faire. A Chronodrive, le 17 septembre constitue un premier point d’appui pour commencer à nous organiser. La jeunesse précaire habituellement discrète sur la scène politique ne doit plus le rester face à l’ampleur de la crise qui va nous impacter en premier lieu !




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