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Notre classe

Solidarité contre la répression anti-syndicale

La direction d’IBM s’acharne sur Christian AGON, militant CGT. Non à son licenciement !

Flora Carpentier Depuis plus de 7 ans, Christian AGON, ingénieur commercial et syndicaliste CGT, se bat contre l'acharnement antisyndical de la direction d'IBM. Ce militant avait déjà fait l'objet d'un licenciement en novembre 2009, contre lequel une large mobilisation s'était mise en place, forçant le géant de l'informatique à le réintégrer en juillet 2010. Mais sa direction n’a pas renoncé pour autant et, malgré la décision de justice en faveur de Christian, elle est passée à nouveau à l'attaque contre ce travailleur dont le seul tort est sa combativité en tant que militant CGT. Il avait, en effet, dénoncé publiquement le surmenage des ingénieurs et la politique de baisse des salaires enclenchée par IBM. Aujourd'hui, représentant syndical CGT au CHSCT et délégué du personnel, il n'a pas lâché le combat.

vendredi 11 mars 2016

Dès 2009, alors qu’il devenait une menace pour les profits de la multinationale, il avait subi un harcèlement permanent, avait été mis au placard puis licencié. Aujourd’hui, plus de 5 ans après sa réintégration, le camarade fait face à une nouvelle procédure de licenciement montée de toutes pièces, dans un climat qui témoigne de la volonté vorace d’IBM de faire taire toute contestation au sein de la boîte, quitte à employer des méthodes frauduleuses. Ainsi, la CGT s’est vu refuser l’accès à son dossier, et IBM a manœuvré pour que Christian ne puisse pas se défendre et être soutenu. Par ses agissements, la direction montre clairement qu’elle veut faire de Christian un exemple pour terroriser les salariés et écraser toute velléité de remise en cause de sa politique d’asservissement des salariés.

IBM profite ainsi du climat répressif ambiant, largement encouragé par le gouvernement et son état d’urgence, dans lequel des syndicalistes, comme les Goodyear, peuvent être condamnés à de la prison ferme pour avoir défendu leurs emplois. Le projet de loi El Khomri poursuit cette logique de destruction du droit syndical, en favorisant les accords d’entreprise face aux accords de branche, le tout dans le but d’écraser toute possibilité de s’organiser sur son lieu de travail contre la machine à broyer patronale. C’est pourquoi, de la même manière que l’élan de mobilisation, qui a démarré le 9 mars, a montré que les travailleurs refusaient de laisser passer une attaque comme le projet de loi travail, il est fondamental que tous nos frères et sœurs de classe, victimes de la répression patronale se mobilisent. Nos solidarités sont la seule façon de faire reculer le gouvernement et le patronat dans leurs attaques, comme l’avait déjà démontré la réintégration de Christian en 2010.

Nous appelons à se rendre nombreuses et nombreux au rassemblement de soutien à Christian AGON qui aura lieu lundi 14mars à Noisy-le-Grand, jour où le CE sera consulté sur le licenciement. Le rendez-vous est fixé à 9h30sur le site d’IBM MLV,1 place Jean-Baptiste Clément,93160 Noisy-le-Grand (RER A - Gare de Noisy-le-Grand Mont d’Est).

Nous invitons également à signer largement la pétition que nous relayons ci-dessous :
https://www.change.org/p/olaurens-n...

Non au licenciement de Christian AGON, militant syndical CGT IBM !

M. Christian Agon est un Ingénieur Commercial (IC) et militant syndical à la CGT IBM, connu comme tel par la direction depuis 2008.

L’un de ses premiers combats a été de remettre en cause le système de rémunération des commerciaux tel qu’il existait, car à la seule main de l’employeur avec obligation de signature, sinon les salariés concernés n’étaient plus commerciaux.

Ceci a entraîné la fureur de la direction, qui l’a alors licencié le 17 novembre 2009, malgré les protestations de la CGT IBM. Ce n’est qu’au terme d’un long combat, de mobilisations et en passant par les tribunaux, que la CGT IBM a obtenu sa réintégration par un jugement le 5 août 2010 que la direction d’IBM France n’a exécuté que contrainte et forcée par huissier de justice.

Depuis sa réintégration la direction d’IBM France n’a jamais voulu redonner à Christian AGON un poste correspondant à ses qualifications, malgré les actions de la CGT IBM. Nous pensions que la direction IBM allait relâcher ses efforts de répression syndicale, ce qui a été le cas jusqu’au troisième trimestre 2015.

Visiblement encouragée par les régressions sociales actées par le gouvernement actuel, la hiérarchie de Christian AGON a monté de toutes pièces un dossier de harcèlement moral contre Christian, tout en nous refusant obstinément la possibilité de consulter le dossier. Le 22 octobre Christian était convoqué à un entretien à charge par son N+2 hiérarchique, pour se faire accuser de harcèlement moral et suspendre de ses fonctions. Choqué par cet entretien, Christian AGON s’est vu prescrire un arrêt de travail par son médecin, du fait des conséquences graves sur sa santé. A son retour d’arrêt, le 16 décembre 2015, la direction le convoque pour un entretien afin d’être entendu concernant des « faits présumés de harcèlement ». Notre camarade souhaitant légitimement être accompagné d’un Délégué du Personnel, la Direction, arguant du fait que notre camarade n’aurait pas souhaité être entendu, annule finalement la réunion, prétextant que le Délégué du Personnel ne pouvait assister à la réunion, car il n’était pas habilité à écouter des informations dites « Personnelles et Confidentielles » ! Sans nouvelles des résultats de l’enquête de la direction, Christian la relance début février avec notre aide. Pour seule "réponse", le 17 février, il reçoit deux lettres, l’une le convoquant à un entretien préalable à licenciement, et l’autre listant des griefs ne justifiant en rien ladite convocation.

La direction campe sur ses positions lors de l’entretien et, à l’issue du délai imparti après celui-ci, confirme vouloir à nouveau procéder au licenciement. Nous en avons appelé à la solidarité des autres organisations syndicales et certaines nous ont déjà assuré de leur soutien avant le passage au comité d’établissement de son dossier, Christian étant un "salarié protégé".

Afin de faire revenir la direction sur sa décision et de la contraindre à abandonner le processus de licenciement enclenché, nous vous demandons de signer nombreux cette pétition et de la partager autour de vous et sur les réseaux sociaux.

MERCI POUR LUI !!!




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