^

Notre classe

Victoire !

La direction de la RATP recule ! Menacés de révocation, Ahmed et Olivier prennent 1 jour de mise à pied

Belle victoire pour Olivier Terriot et Ahmed Berrahal, les deux élus CGT de la RATP menacés de révocation après avoir démontré que 70% des bus d'un dépôt parisien étaient défectueux. Face à la mobilisation, la direction de la RATP a été forcée de reculer en ne prononçant à leur encontre qu'une mise à pied d'un jour.

mercredi 20 novembre

D’une menace de révocation à un jour de mise à pied, on peut dire que la direction de la RATP a été poussée à revoir sa copie ! Pour Ahmed la sanction est « une façon de ne pas perdre la face, histoire de dire qu’ils nous mettent quand même quelque chose, mais la réalité c’est que leurs dossiers ne tenaient pas la route ! Après ça n’empêche qu’on ira quand même aux Prud’hommes et qu’on gagnera, parce qu’on a des prérogatives de contrôler les bus ».

Pour lui, aucun doute sur ce qui a poussé la direction à reculer : « c’est grâce à la mobilisation et à la médiatisation. La direction fait profil bas parce qu’à BFM, à France 3, à la radio, ils ont parlé de l’état des bus, on voit même des défaillances au niveau du métro avec des déraillements... toute cette histoire met en lumière la grosse problématique de l’état du parc de la RATP, dont ils ne prennent pas soin. Aujourd’hui ils ne peuvent plus dire qu’ils ne savent pas, et d’ailleurs ils n’ont à aucun moment démenti quoi que ce soit concernant l’état du matériel. Donc on peut dire qu’on a gagné la bataille de la médiatisation, aujourd’hui tout le monde connaît l’état des bus, on a montré cette face cachée de la RATP ! »

L’autre raison est à chercher du côté du climat social explosif : « C’était aussi un test en vue du 5 décembre, de voir si on était capable de mobiliser du monde », ajoute Ahmed. « Mais là ils ont bien compris qu’ils auraient mieux fait de ne pas mettre le feu au poudre. Avec le monde qui s’est mobilisé, ils ne pouvaient pas se permettre de nous mettre des grosses sanctions ».

Pour Alexis Louvet, chauffeur de bus qui avait écopé d’un mois de mise à pied pour un message WhatsApp, une sanction annulée par les Prud’Hommes : « c’est extraordinaire, ça n’arrive jamais que la tôle parte sur un conseil de discipline et retourne sa veste comme ça, ça veut dire qu’il se passe quelque chose, que la mobilisation a payé et que ce qui se passe pour le 5 décembre les fait réfléchir ».

Les deux autres élus, convoqués pour des sanctions plus faibles, vont recevoir la notification de sanction dans les prochains jours.

Un cinquième élu du personnel, Hassan Hammouche, était convoqué ce mardi soir au dépôt de bus de Saint-Denis, sous le prétexte d’avoir fumé la chicha le 13 septembre, jour de grève des agents. A nouveau, les collègues se sont mobilisés pour le défendre face à cette répression, qui échoue à faire rentrer les agents dans le rang.




Mots-clés

répression syndicale   /    CGT   /    RATP   /    Répression   /    Notre classe