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Répression des syndicalistes

« La direction veut éjecter les syndicats combatifs » : solidarité avec Lola de la CGT Énergie Paris convoquée par la police

Ce mardi, Lola, secrétaire générale adjointe de la CGT Energie Paris, était convoquée au commissariat du 13ème arrondissement suite à une plainte de la direction de GRDF. Une tentative de criminaliser les syndicalistes combatifs dans ce secteur en lutte contre la privatisation et le plan Hercule.

mercredi 30 décembre 2020

Ce mardi, Lola, secrétaire générale adjointe de la CGT Energie Paris, était convoquée au commissariat du 13ème arrondissement suite à une plainte de la direction de GRDF pour « violation de domicile ». Les faits qui lui sont reprochés remontent à 2019, lorsque face à l’augmentation des cadences, des salariés de l’entreprise avaient décidé de se mettre en droit de retrait pendant près de trois semaines pour exiger de meilleures conditions de travail afin de pour travailler en toute sécurité. La syndicaliste les avait alors soutenu dans leur démarche.

Cependant « cette convocation n’est pas anodine, ce n’est pas forcément lié au mouvement de 2019 », expliquait Cédric Lietchi, secrétaire général du même syndicat, lors du rassemblement pour soutenir Lola devant le commissariat. En effet, depuis plus de trois mois les salariés se battent pour des augmentations de salaire et contre le Projet Hercule qui prévoit d’accélérer la privatisation du service public du gaz et de l’électricité.

Ainsi, pour le syndicaliste, « c’est la simple présence de la CGT et de syndicats combatifs pour défendre les salariés que la direction veut éjecter de l’entreprise ». Une hypothèse corroborée par Lola qui a rappelé que Cédric Lietchi est lui-même poursuivi en justice par la direction et sera convoqué prochainement par la police.

Sortie du commissariat sous les applaudissements d’une cinquantaine de salariés et militants syndicaux de différents secteurs venus la soutenir (SNCF, RATP, La Poste, TUI France, Monoprix...), la militante syndicale a dénoncé la direction qui « veut la peau d’un syndicat qui se bat pour toutes les structures de l’énergie », et promet de continuer à se battre contre la répression des syndicalistes et les politiques anti-sociales menées par le gouvernement et le patronat.

Comme l’a rappelé un salarié du groupe TUI France victime d’un PSE qui prévoit 583 licenciements, contre la répression, les licenciements et les suppressions d’emploi il faut « mutualiser les luttes, public et privé. En 2021 on sera dans la rue et on va se battre ».




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