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Politique

Publiée sur le Journal officiel

La loi anti-casseurs promulguée par Macron : Une offensive majeure contre le droit à manifester

Adoptée par le Parlement en mars, la loi « anti-casseurs » a été promulguée par Macron, et publiée au journal officiel ce jeudi 11 avril.

jeudi 11 avril

Crédits photo : Reuters

Une semaine après que le conseil constitutionnel ait retoqué l’article 3 de la loi « anti-casseurs » concernant les interdictions administratives de manifester, inspirées des interdictions de stade, imposant de ce fait un camouflet politique à Macron, le président a promulgué ce 11 avril le reste de la loi « anti-casseurs ». Publiée dans le journal officiel, cette loi liberticide est donc aujourd’hui en vigueur, deux jours avant l’acte 22 de la mobilisation des Gilets Jaunes.

Bien entendu, cette nouvelle est tout sauf surprenante. Même si la mesure phare de la loi « anti-casseurs » avait été censurée, le conseil constitutionnel n’en avait pas moins validé l’ensemble du reste des mesures liberticides de cette loi. Dans les faits, ce sont tout un ensemble de pratiques policières qui sont aujourd’hui « légalisées », comme par exemple les fouilles massives en amont des manifestations. Mais c’est aussi un véritable arsenal répressif qui est aujourd’hui mis en place : Interdiction de se « masquer le visage », qui revient au final à forcer les manifestants à respirer plein poumons les gazs lacrymogènes qui pleuvent sur ces derniers, ou bien encore tout un ensemble de mesures donnant plus de « liberté » et d’autonomie aux effectifq de répression sur le terrain, entre autres.

Bien entendu, ces mesures ne seront pas réservées aux simples manifestations des Gilets Jaunes, et touchent l’ensemble des mouvements sociaux à venir. Comme un symbole, Christophe Castaner s’est empressé de saluer la nouvelle, estimant qu’il s’agissait de l’adoption d’ « un texte qui protège les français face à l’insécurité et la violence ». Pourtant, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une offensive liberticide jamais vu depuis plus de 60 ans.

Comme nous l’avons déjà écrit, la seule censure réelle de la loi « anti-casseurs » se fera dans la rue. En ce sens, le silence des directions syndicales est absolument scandaleux, alors que le minimum serait d’appeler à une grande mobilisation contre ces mesures liberticides. Alors que le gouvernement entend refermer au forcep la séquence des Gilets Jaunes, il est donc indispensable que les actes se poursuivent, que la mobilisation des enseignants et des retraités se poursuivent, s’intensifient et convergent dans un mouvement d’ensemble contre Macron et son monde.




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