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Politique

Réchauffement climatique

La planète vit sa période la plus chaude depuis 2 000 ans : à qui la faute ?

Après la réception de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale, une nouvelle étude montre l’ampleur sans précédent du réchauffement climatique. Cette étude, comme les précédentes, montre l’origine humaine du réchauffement climatique. Il serait cependant faux de penser que toute l’humanité à la même responsabilité, la même capacité d’action et subit les mêmes conséquences du dérèglement climatique.

jeudi 25 juillet

Une nouvelle étude paru dans la revue scientifique de premier plan Nature, utilisant des indicateurs paléoclimatique comme les arbres, les glaciers ou les coraux pour étudier le climat sur les 2000 années passées vient rappeler l’importance du réchauffement climatique. Le point central de leur découverte réside dans la cohérence spatio-temporelle du réchauffement climatique actuel. En effet, les chercheurs ont étudié les précédentes variations globales de température telles que le micro-âge glaciaire autour du millénaire passé et ont montré une grande variation dans le temps et l’espace de ces variations de température. A l’inverse, le réchauffement que l’on observe depuis 150 ans est marquant de par son homogénéité et la rapidité du changement. Il est donc clair qu’avant la révolution industrielle, les variations de températures causées par des évènements naturels étaient qualitativement différentes du réchauffement actuel.

Le réchauffement actuel, inédit depuis 2000 ans, est lié à l’émergence, il y a 150 ans, d’une nouvelle organisation économique et sociale de la société, avec l’émergence du système de production capitaliste. C’est ce nouveau système de production qui a fait apparaître la révolution industrielle et le recours massif aux énergies fossiles, responsable des émissions de gaz à effet de serre. Et qui dit changement de l’organisation économique de la société, avec la fin du féodalisme, dit aussi changement de l’organisation sociale, avec l’émergence de la bourgeoisie comme classe sociale dirigeante. C’est donc assez logiquement qu’on comprend que la responsabilité de ce très rapide changement climatique, s’il est « d’origine humaine », est avant tout le fait de la classe qui a dirigé l’économie ces cent cinquante dernières années, c’est à dire la bourgeoisie. Le rapport de production capitaliste est aussi lié à l’arrivée au pouvoir de la bourgeoisie. C’est cette classe sociale qui a donc la responsabilité originelle dans le réchauffement climatique en cours.

Alors que l’« origine humaine » du réchauffement climatique fait l’unanimité chez les scientifiques derrière lesquels Greta Thunberg invite les députés à se ranger, il n’en reste pas moins qu’aucun député ne fait remonter la responsabilité sur le patronat mais appelle plutôt au changement des comportements individuels ou à un « Green New Deal » qui conduirait à l’avènement d’un hypothétique capitalisme durable. Les accords internationaux ratifiés pour encadrer ce « capitalisme vert », signés en grande pompe avec beaucoup de spectacle comme à Paris en 2015 sont, de toute évidence, sans effets pour endiguer la crise climatique.

Pour prendre un exemple récent, les transporteurs de fruits et légumes entre Perpignan et Rungis ont supprimé le train qui assurait la liaison pour le remplacer par des camions, même si ceux-ci sont moins rentables et ce avec la bénédiction du gouvernement.. Malgré les effets d’annonce sur l’écologie, ni le gouvernement ni le patronat n’iront plus loin qu’un « green washing » des moyens de production que la bourgeoisie elle-même ne contrôle plus dans sa quête permanente de profit.




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