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La police déloge les soutiens des grévistes RATP au dépôt de Pleyel

Ce matin, alors qu'une cinquantaine de grévistes et de soutiens étaient rassemblés devant le dépôt de bus de Pleyel à Saint Denis, la police est intervenue pour déloger les personnes ralentissant les bus des non-grévistes, volant au secours de la direction de l'entreprise et du gouvernement qui cherchent par tous les moyens à sauver la face malgré les impressionnants taux de grévistes.

mercredi 11 décembre 2019

Comme chaque matin depuis le début de la grève le 5 décembre, des dizaines de soutiens se sont rendus à cinq heures du matin sur le dépôt de bus de Pleyel à Saint Denis pour ralentir la sortie des bus conduits par des non-grévistes.

Ce matin ce sont donc quelques 25 enseignants, étudiants, agents des collectivités territoriales et gilets jaunes qui se sont rendus sur la piquet en appui des grévistes. Le rassemblement se déroulait dans la bonne humeur jusqu’à ce que la police, en lien avec la direction du dépôt, ne décide d’intervenir à quinze pour faire sortir de force les bus ralentis. Cette évacuation fait suite à celles de nombreux autres dépôts par les forces de l’ordre, notamment celui d’Aubervilliers qui, le même jour, s’est faite avec beaucoup de violence. En effet, la police n’a pas hésité à interpeller un enseignant venu en aide aux grévistes, et celui-ci a été placé en garde à vue.

En réaction, la colère monte. Alors que ce jour même le premier ministre a réaffirmé lors de son allocution vouloir mettre en place la réforme, les grévistes présents sur le piquet de leur côté ne cachent pas leur rage et réaffirme dans chaque discussion et intervention, leur volonté de poursuivre la grève et de la durcir jusqu’au retrait total du projet, qui n’est selon eux ni amendable, ni négociable.

Les soutiens présents ont de leur côté promis une présence forte sur les piquets dans les jours qui viennent.




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