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Société

Pas de Justice, pas de paix !

La police réprime les 5000 personnes rassemblées pour Théo a Bobigny

samedi 11 février 2017

Correspondants sur place

Après de nombreux rassemblements de soutien a Lille, Rennes, Montpellier, Toulouse, Bordeaux et Paris, c’est un lieu hautement symbolique qui avait été choisi pour ce rassemblement de soutien a Théo, violé par quatre agents de la BST d’Aulnay. La colère était très importante chez les soutiens, venus en nombre de toute l’Ile de France, que ce soit des quartiers populaires, des milieux militants et tout simplement des habitants de Seine Saint Denis. En effet, après l’annonce de l’IGPN, expliquant que l’acte de torture commis par le policier n’était pas un viol mais un accident, tous et toutes avaient a l’esprit que la justice s’obtiendrait avant tout par une forte mobilisation.

"Théo et Adama vous rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient" expliquait une banderole peinte au début du rassemblement. En effet, comme l’ont rappelé les intervenants au micro, "cela fait trente ans qu’on est harcelé, jour et nuit, par une police raciste." De nombreux militants du comité de soutien pour Adama, d’Urgence Notre Police Assassine, de la Brigade anti-négrophobie et d’autres collectifs ont rappelé la réalité de l’action des forces de répression dans les quartiers populaires : 15 morts par an tués par la police, 8 fois plus de chances d’être contrôlé pour les personnes racisées, insultés et menacés au quotidien : c’est bien contre cette état de fait que 5000 personnes criaient : "police, violeurs, assassins".

Cependant, face à une importante mobilisation des CRS et gendarmes, dont la seule présence, en tenue de combat était une provocation, des affrontements ont eu lieu entre celles et ceux qui vivent cette situation au quotidien et les forces de l’ordre. La gendarmerie a décidé de gazer tout le rassemblement, tirant même au flashball sur les jeunes. Finalement, le parc où se tenaient les prises de parole a fini par être une souricière de laquelle habitants et enfants, de tout âge, ont dû fuir devant les escadrons de gendarmes, certains particulièrement affolés de cette situation très violente. Une marche blanche était appelée à 19h à Aulnay pour continuer la lutte pour la justice et la vérité pour Theo.




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