^

Notre classe

Kabako

La préfecture de Gironde impose à des mineurs isolés la rue ou un départ « volontaire » du territoire

La situation des mineurs expulsés du Kabako s’aggrave, et une nouvelle fois la préfecture fait preuve d’une indignité à faire froid dans le dos. La préfecture de Buccio impose aux jeunes de faire un choix inhumain : la rue ou le retour dans le pays qu’ils ont fui.

mercredi 13 octobre

Après avoir expulsé le lieu de vie du Kabako le 23 septembre dernier, l’hébergement d’urgence proposé par la préfecture et le département prenait fin ce lundi 11 octobre. Or ce mardi 12, le collectif du Kabako nous informe que la préfecture de Gironde « allait proposer des rendez-vous avec l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration)  » et seulement ceux qui accepteraient un « retour dans leur pays sur la base du volontariat  »pourraient bénéficier d’une prolongation d’hébergement… jusqu’à leur départ. La préfecture impose aux 15 jeunes en recours un dilemme insoutenable et inhumain : la rue immédiate ou l’expulsion dans les pays que les jeunes ont fui dans les semaines à venir. Une proposition de prolongation d’hébergement hypocrite et profondément raciste de la part de la préfecture de Buccio !

Un nouveau scandale, qui montre encore une fois le visage d’une préfecture réactionnaire et championne en expulsions de lieux de vie de familles, sans-abris et migrants, après le cas de l’Eclaircie où des centaines de personnes ont été expulsés sans aucune perspectives stables pour la suite, Buccio fait du chantage nauséabond à des jeunes mineurs. Il est important de rappeler ici encore la terrible responsabilité du département et sa majorité « socialiste » dans l’affaire des jeunes du Kabako. Après les avoir expulsés du lieu de vie du Kabako, se situant dans un immeuble qui leur appartient [ndlr : au département], après avoir menti avec la préfecture quant aux solution de relogement, le département participe main dans la main avec Buccio à cette opération d’expulsion raciste de jeunes mineurs. Dans le même sens, le maire EELV Pierre Hurmic, après s’être vernit d’un progressisme de façade en accueillant quelques familles Afghanes et en ayant voté une motion pour « améliorer la prise en charge des jeunes migrants », reste toujours silencieux sur le cas du Kabako. Alors que des jeunes migrants sont à la rue ou expulsés à Bordeaux même, nous ne pouvons que dénoncer un silence complice de la part de mairie « de gauche » EELV.

La proposition de la préfecture est un scandale humanitaire. Nous devons absolument soutenir le collectif du Kabako dans leur soutien aux mineurs non accompagnés. Comme le collectif le dit dans son communiqué «  il nous faut d’urgence trouver des places pour ces 15 jeunes dès ce soir. Certains attendent le résultat de leur audience, d’autres attendent leur audience et d’autres encore attendent une date ». C’est un appel à la solidarité auquel il nous faut répondre pour qu’aucun jeune ne se retrouve à la rue.

Dans le contexte réactionnaire que nous connaissons avec le tournant autoritaire et raciste du gouvernement et l’émergence de figures réactionnaire à l’image de Zemmour, il nous faut aussi apporter une réponse politique à ces situations inhumaines. Personne n’est illégal, d’autant plus quand des personnes cherchent à fuir des conditions de vie désastreuses provoquées par l’exploitation des puissances impérialistes et colonial comme la France en Afrique. Les jeunes du Kabako, et au-delà de ça tous les sans papiers doivent être régularisé, libres de circuler, de travailler, d’avoir accès aux soins ou encore à l’éducation. Les logements vides, nombreux sur Bordeaux, doivent être réquisitionnés pour apporter un toit à toute personne dans le besoin !

Solidarité avec les jeunes du Kabako et à bas le racisme d’Etat !




Mots-clés

Squat   /    Migrants   /    Loi asile et immigration    /    EELV   /    expulsion   /    Bordeaux   /    Immigration   /    Notre classe