^

Monde

États-Unis

La prise du Capitole et la décadence de l’impérialisme américain

L'attaque du Capitole par les partisans de Trump lors de la session du Congrès pour certifier la victoire électorale de Joe Biden et Kamala Harris laisse présager une plus grande instabilité du projet impérialiste américain, tant au niveau national qu'international. C'est un nouveau chapitre qui approfondit la crise de légitimité du régime étasunien.

jeudi 7 janvier

Cet article est en anglais dans sa version originale, publié sur le journal frère de Révolution Permanente, Left Voice, et traduit en espagnol ainsi qu’en français par Petra Lou.

Si une image vaut mille mots, alors la photographie du leader délirant des Qanons, Jake Angeli, torse nu, cornu et couvert de fourrure au milieu du bâtiment du Capitole des Etats-Unis, constitue le nouveau chapitre de l’histoire de la décadence de l’impérialisme américain.

Le monde a observé, stupéfait, comment une horde de partisans furieux de Trump ont escaladé les murs du Capitole, et ont été (bien) accueillis par la police, à l’intérieur du bâtiment. Les analystes et les présentateurs de nouvelles affirment qu’il s’agit là d’une nouvelle aberration de l’ère Trump, et des hurlements de mort de la présidence d’une star du reality show, mais les événements d’hier ne sont pas sortis de nulle part : ils sont la dernière expression d’une profonde crise de légitimité du régime américain.

La décadence d’un empire en pourrissement

Il est clair qu’il n’y a pas de marche arrière possible pour l’impérialisme américain. Avec les images de militants d’extrême-droite se rendant au Capitole et devenant virales dans le monde entier, l’hégémonie déjà affaiblie des États-Unis est aujourd’hui plus que jamais remise en question. Le monde a vu en temps réel comment un président sortant a appelé à une manifestation devant le Capitole et a harangué les manifestants dans un discours incendiaire dénonçant à la fois les démocrates "d’extrême gauche" et les républicains faibles qui ont refusé de s’opposer à une "élection volée". Ils ont vu comment, quelques minutes plus tard, les partisans de Donald Trump ont traduit ses paroles en actes et ont pris d’assaut le Capitole.

Comme la vérité dépasse la fiction, tous les dirigeants mondiaux des pays impérialistes et semi-coloniaux sont sortis pour condamner les actes de violence au Capitole, exhortant les partis et les institutions américaines à mettre le processus électoral sur une voie pacifique. Même le gouvernement vénézuélien a envoyé une lettre exprimant sa préoccupation face à la violence et condamnant la polarisation qui « reflète la crise profonde du système politique et social ».

Mais il ne faut pas tomber dans l’erreur de croire que l’assaut contre le Congrès à Washington est l’œuvre d’un fou. Il s’agit plutôt d’un nouveau (et profond) chapitre dans une longue histoire de déclin des États-Unis, et ses conséquences internationales ne peuvent être sous-estimées.

S’il y a une chose dont l’impérialisme américain peut se vanter, c’est d’avoir promu des coups d’État, des changements de régime ou des invasions militaires directes dans les pays du soi-disant "Sud global", et d’avoir fait tout cela au nom de la défense de sa "démocratie parfaite". Ce mercredi, le monde entier a pu observer la crise de cette "démocratie" dans toute sa splendeur. Si un régime a besoin de quelque chose pour assurer la stabilité de sa domination, c’est bien l’hégémonie, et l’hégémonie des États-Unis ne tient qu’à un fil.

Au cours de ses quatre années de mandat, Trump n’a pas mené son programme protectionniste jusqu’au bout mais il a réussi à changer l’agenda international : il s’est distancé des alliés traditionnels des États-Unis comme l’Union européenne, s’est lancé dans une guerre commerciale avec la Chine, a fait sauter l’accord nucléaire avec l’Iran, a imposé un nouvel accord commercial avec le Mexique encore plus favorable aux intérêts impérialistes et a dépassé les attentes du parti républicain dans son alliance stratégique avec l’État d’Israël.

Cependant, cette doctrine agressive de Trump "America First" (États-Unis d’abord) n’a pas satisfait les impérialistes étasuniens ou extérieurs. Ce n’est pas la même chose d’être la "police du monde" quand il y a un consensus bourgeois que quand il n’y a pas de consensus. C’est pourquoi la crise organique actuelle aux États-Unis a des conséquences internationales immédiates. Il reste à voir quelles seront les conséquences profondes de la crise interne aux États-Unis pour le reste du monde. Le gouvernement de Joe Biden devra faire face à la tâche de recomposer une hégémonie qui a été de plus en plus malmenée au cours des dernières décennies par des facteurs à la fois endogènes et exogènes à la politique extérieure officielle des États-Unis.

Promesses d’instabilité et trumpisme

L’attaque du Capitole a mis en évidence les contours de la crise à laquelle est confrontée le régime nord-américain. Alors que Biden et Harris se préparent à assumer leurs fonctions dans les deux prochaines semaines, et que le Parti démocrate est confronté à la réalité qu’il dirigera les pouvoirs exécutif et législatif au milieu d’une profonde crise sociale et économique, ils sont confrontés à la possibilité que la fenêtre pour un "retour à la normale" qu’ils ont promis aux électeurs se rétrécisse. Ce fait marque certainement la fin de l’illusion d’une transition pacifique de retour au projet néolibéral bipartite des années Obama.

D’une part, les événements d’hier au Capitole révèlent une consolidation du secteur le plus réactionnaire de la base sociale de Trump qui se mobilisera en son nom pour défier une élection qu’ils considèrent comme "volée" par les secteurs soi-disant "d’extrême gauche" du Parti démocrate. L’assaut sur le Capitole n’est pas une insurrection ou un coup d’État comme l’insinue la presse bourgeoise, mais il montre une extrême droite qui, loin d’accepter la défaite après le 3 novembre, s’est enhardie pendant la transition. C’est la même extrême droite qui s’est mobilisée contre les manifestations de Black Lives Matter cet été, contre les restrictions de Covid-19 et pour le recomptage des votes dans les États clés pendant les élections.

Mais les pro-fascistes armés, QAnon ou Proud Boy n’étaient pas les seuls à manifester devant le Capitole. Des milliers de personnes de tout le pays sont venues soutenir Donald Trump et dénoncer ce qu’elles considèrent comme de la corruption des institutions américaines par des politiciens progressistes, alimentant toute la haine envers les boucs émissaires favoris de la droite : migrants, afro-américains, latinos, personnes LGBTQ, etc.

Ces secteurs - un conglomérat de personnes des classes moyennes et de travailleurs insatisfaits des années d’attaques néolibérales sur leur niveau de vie - n’acceptent ni Biden ni les démocrates comme leurs représentants. En fait, plus de 75 % des républicains ne croient pas que les résultats des élections soient valables. Et maintenant que l’establishment du parti républicain, de Mitt Romney à Mitch McConnell et maintenant Mike Pence, s’est retourné contre Trump, ils se retrouvent une fois de plus sans représentation politique dans les couloirs du Congrès. Comme l’ont montré les manifestations massives et ouvertes des partisans de Trump ces dernières semaines, une minorité significative de la population - 39% selon les derniers sondages - est désillusionnée par le processus électoral démocratique bourgeois qui a porté Biden au pouvoir ; beaucoup continuent de considérer Trump comme leur leader légitime.

Cela pose un sérieux défi à l’administration Biden-Harris à court et moyen terme, non pas en raison de la possibilité de mobiliser davantage l’extrême droite comme au Capitole, mais en raison de l’opposition à laquelle les démocrates seront confrontés de la part des politiciens républicains qui tenteront d’attirer cette base de Trump tout en gardant leurs distances avec Trump lui-même.

En ce moment, l’establishment, des républicains aux démocrates jusqu’à l’armée, est uni contre Trump et l’extrême droite dont la violence réactionnaire menace de déchirer le fragile masque de la farce qu’est la démocratie étasunienne. Forcés de conclure une alliance inconfortable, ils se rendent compte que de telles actions d’une partie des masses constituent une menace pour leur emprise historique du pouvoir et leur capacité à mener à bien le projet impérialiste américain en toute impunité. Pour l’instant, ils sont unis pour soutenir la légitimité de l’administration Biden et mettre fin au populisme chaotique de Trump.

« Trump et moi avons fait une traversée incroyable, mais maintenant cela suffit ... [Biden] a gagné. Il est le président légitime des États-Unis  », a déclaré la sénatrice de Caroline du Sud Lindsey Graham depuis le Congrès, rompant avec son soutien de longue date à Trump. En outre, la moitié des sénateurs qui s’étaient engagés à s’opposer aux résultats du Collège électoral mercredi ont annulé leur dissidence après que des groupes d’extrême droite ont fait leur démonstration pour se faire entendre lors de la session conjointe du Congrès. La sénatrice du Tennessee Marsha Blackburn, qui s’était précédemment jointe à Ted Cruz et Josh Hawley dans leur projet de contestation des résultats en faveur de Biden, a déclaré mercredi soir qu’elle « voterait pour la certification des résultats du Collège électoral  ». On rapporte maintenant que le cabinet de Trump envisagerait d’invoquer le 25e amendement pour démettre Trump de ses fonctions et permettre à Mike Pence de terminer les 14 derniers jours de son mandat. Bien que cela soit peu probable, cela montre que l’establishment est prêt à causer des dommages durables à l’institution présidentielle en démettant de ses fonctions un président en exercice pour ne pas avoir pu exercer ses fonctions dans le but d’essayer de reprendre pied à court terme.

En d’autres termes, l’establishment s’unit, jusqu’à présent, pour évincer Trump dans l’intérêt de la stabilité, mais on ne sait pas combien de temps cette alliance durera après que Biden ait pris le pouvoir et que les républicains aient cherché à récupérer le Sénat et à s’emparer de la Chambre basse.

Crise dans la conjoncture

Mais, bien sûr, ces nouveaux développements ne sont pas les seuls obstacles auxquels l’administration entrante doit faire face, mais font plutôt partie d’une crise sociale, politique et économique beaucoup plus profonde du capitalisme.

Biden et Harris ont été portés au pouvoir en grande partie par les nouvelles générations radicalisées qui sont à la base du phénomène Sanders et du mouvement Black Lives Matter, qui ont été conduits avec succès dans une politique de moindre mal pour faire sortir Trump. Mais ce soutien oblige maintenant Biden et Harris à répondre aux attentes de leurs électeurs, qui veulent annuler la dette des universités, voir la fin des assassinats de personnes noires par la police, qui veulent une assurance maladie abordable, et lutter contre le changement climatique, autant d’objectifs que le Parti démocrate, en tant que parti du capital, ne peut pas accomplir.

Les attentes des libéraux concernant un retour à l’ère Obama ou, plus illusoire encore, le New Deal, ne sont que des mensonges. Biden ne prend pas le pouvoir dans une situation propice à l’équilibre capitaliste en général, et encore moins pour celui de l’impérialisme nord-américain. La nouvelle administration doit gérer la crise provoquée par la pandémie et la récession.

Premièrement, l’administration lente et discrétionnaire des vaccins génère déjà beaucoup de tensions. Il est évident pour de larges secteurs que les vaccins généreront de grands avantages pour les Big Pharma détestés et qu’ils seront appliqués en premier lieu aux secteurs les plus privilégiés au niveau mondial. Mais surtout, il n’est pas certain que l’économie étasunienne puisse se redresser rapidement et efficacement, ni que cette reprise soit durable. Par ailleurs il n’y a toujours pas de plan B pour le retour des profits capitalistes aux niveaux d’avant la crise en 2008. C’est sans parler de la concurrence inter-impérialiste actuelle avec la Chine et l’UE qui met l’impérialisme nord-américain dans une position plus vulnérable que d’habitude.

Et maintenant que les démocrates ont remporté le Sénat après avoir gagné deux sièges lors du second tour des élections en Géorgie, ils auront plus de mal à se cacher derrière les disputes bipartites comme excuse pour ne pas faire de concessions à la classe ouvrière, qui porte le lourd poids de la crise capitaliste. D’autre part, ils devront également faire face au fait qu’ils dirigeront les pouvoirs exécutif et législatif en pleine récession économique, ce qui signifiera probablement davantage d’attaques contre la classe ouvrière pour sauver les intérêts capitalistes, comme le laisse déjà présager le choix des membres du cabinet de Biden.

Ceci sans parler du fait que le Parti démocrate est confronté à sa propre crise interne entre l’aile de l’establishment, dirigée par Nancy Pelosi et Chuck Schumer, et l’aile progressiste, incarnée par le Squad (les législateurs considérés comme plus à gauche, dirigés par Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar, Ayanna Pressley et Rashida Tlaib) et Bernie Sanders - qui sont l’expression politique du mécontentement croissant à l’égard de la direction du Parti démocrate. Cette insurgence a réussi à contenir un mouvement de gauche croissant aux États-Unis et à revitaliser le Parti démocrate. Mais comme les démocrates seront probablement contraints de mettre en œuvre des mesures d’austérité à l’avenir, ces tensions risquent d’atteindre un point d’ébullition. Bien que le Parti démocrate soit désormais unifié dans son objectif de mener les États-Unis à la prochaine grande "Restauration" après quatre années de Trump, ses divisions internes - l’expression croissante de la polarisation politique à gauche et une crise de représentation dans la diversité de la base du Parti démocrate - ont simplement été réparées temporairement et ne peuvent être contenues éternellement dans un contexte de crise capitaliste.

Le parti républicain au bord du précipice

Les divisions sur la certification des votes du Collège électoral mercredi montraient déjà une crise profonde impliquant le deuxième des deux plus puissants partis impérialistes du monde, mais la réaction du Parti républicain à l’assaut du Capitole n’a fait qu’accélérer ce processus, créant des divisions croissantes entre l’establishment républicain et l’aile Trump.

Ces fractures au sein du parti ont atteint leur paroxysme plus récemment lorsque le sénateur Mitch McConnell, fervent partisan de Trump durant sa présidence, s’est retrouvé face à face avec Trump au sujet du projet de loi de relance et du budget de la défense. Il est allé encore plus loin lorsque, à l’approche de la session conjointe du Congrès, McConnell a exhorté les républicains du Sénat et de la Chambre à ne pas contester les votes du Collège électoral en faveur de Biden.

McConnell a été rejoint par Mike Pence, un autre allié permanent mais tiède de Trump, ce qui a provoqué la colère de ce dernier. Ces ruptures ont marqué un changement dans la tolérance des républicains de l’establishment pour le spectacle politique unipersonnel de Trump. Cela a fini par opposer McConnell et ses alliés aux partisans de Trump comme Ted Cruz et Josh Hawley, qui ont dirigé une équipe de 14 sénateurs pour s’opposer à la certification de Biden, joint avec une centaine de républicains à la Chambre des représentants.

Cependant, lorsqu’une horde de partisans de Trump d’extrême droite en colère s’est emparée du bâtiment du Capitole, interrompant la session du Congrès et envoyant les sénateurs et les représentants se cacher sous leurs bureaux, ce bloc de soutien à Trump a commencé à s’affaiblir. Au final, seuls six sénateurs et une poignée de représentants ont choisi de contester les votes électoraux en faveur de Biden.

Cette crise couvait déjà au sein du parti républicain avant l’arrivée au pouvoir de Trump. Le Parti républicain a été de plus en plus incapable de contenir les secteurs d’extrême droite qui se sont développés après la crise capitaliste de 2008, qui a porté Trump au pouvoir en 2016. Les divisions autour de l’assaut du Capitole, avec un secteur croissant de républicains essayant de prendre ses distances de Trump, ont rendu ces fissures indéniables. Il n’est pas certain que le parti républicain puisse ramener les partisans de Trump dans leurs rangs ou que ces éléments puissent rompre leur propre formation politique.

La crise économique et la pandémie ne faisant qu’exacerber la désintégration sociale qui a porté Trump au pouvoir en 2016, avec ou sans Trump en fonction, l’establishment des deux partis impérialistes se confronte à des crises d’hégémonie ; un nombre croissant de personnes, tant à gauche qu’à droite, perdent confiance dans la "démocratie" étasunienne et ne voient pas leurs intérêts représentés par l’un ou l’autre des partis. Il n’est pas improbable que l’expression plus à droite de cette crise continue sur la voie du populisme, que ce soit au sein du parti républicain ou non.

Au-delà de la conjoncture immédiate

Ce qu’il s’est passé à Washington mercredi n’est que le symptôme d’une crise beaucoup plus importante du régime nord-américain. En dernière instance, il est moins pertinent de savoir quelle voie le régime américain emprunte pour sortir de la crise actuelle dans la conjoncture actuelle, la substance étant les grandes contradictions qui subsistent pour l’avenir.

Du point de vue économique et social, bien sûr, le plus important est de suivre de près l’évolution de la crise comme conséquence de la pandémie et de la dépression de 2020. Du point de vue politique, la plus dynamique (c’est-à-dire ce qui change le plus rapidement et le plus brusquement) est la crise des institutions étasuniennes. Toutes ces institutions qui garantissaient la stabilité du pouvoir impérialiste sont en crise : le collège électoral, le sénat, les deux grands partis, la police, la cour suprême et même la présidence.

Le questionnement des institutions depuis la droite et comme depuis la gauche est un élément de grande instabilité, surtout avec une crise économique en cours. Si la crise développe des phénomènes de lutte des classes comme on a pu le voir au début de la pandémie avec la lutte des travailleurs en première ligne et ensuite avec l’intensification du mouvement antiraciste, il y a une grande opportunité pour la gauche de se renforcer et de construire une alternative politique, de lutter pour les exploités et les opprimés indépendamment du parti démocrate. Si la lutte des classes ne se développe pas (ce qui est peu probable) et que la politique de réformes prévaut à un moment où le capitalisme nord-américain a peu de place pour des réformes, les tendances à renforcer l’extrême droite augmenteront. Toutefois, des tensions plus importantes se profilent à l’horizon et la synergie entre le national et l’international pour faire face à l’impérialisme américain sera essentielle dans les mois à venir.

La gauche doit tirer rapidement des conclusions. La lutte des classes doit se développer partout où c’est possible, en appuyant fermement toute résistance contre l’austérité capitaliste et l’oppression raciste avec un programme qui vise à défier le capitalisme dans son ensemble.

La subordination au Parti démocrate est un cancer qui affecte une grande partie de la gauche nord-américaine : il y a un espace pour la construction d’une organisation de la classe ouvrière et des opprimés complètement indépendante du Parti démocrate. Une telle organisation doit servir à approfondir la lutte des classes contre nos ennemis, à faire avancer l’auto-organisation des travailleurs et des opprimés, et pour se préparer à affronter les néolibéraux et l’ultra-droite non seulement dans les urnes, dans les rues, les communautés et les lieux de travail, mais aussi dans le domaine des idées et de la théorie. En fin de compte, les événements scandaleux qui se sont déroulés au Capitole sont l’expression de la décadence d’un système raciste et antidémocratique dirigé par une bande de parasites qui gouvernent dans l’intérêt des super-riches et de Wall Street.




Mots-clés

Elections 2020 aux Etats-Unis   /    Joe Biden   /    Donald Trump   /    Etats-Unis   /    Extrême-droite   /    Monde