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Politique

Le gouvernement sait choisir

La répression des manifestants ça paye : jusqu’à 150 net par mois pour la police !

Les forces de l'ordre, après une journée de protestation, obtiennent une revalorisation salariale progressive allant de 120 à 150€ net par mois. Une augmentation qui vient remplacer la prime (à la casse) de 300€ accordée par le gouvernement pour les bons et loyaux services rendus à l'État et les remercier de s'être sali les mains à leur place. Un décompte des heures supplémentaires sera aussi mis en place.

jeudi 20 décembre 2018

Coût de l’opération répression : 400 millions d’euros.

Grève du zèle, grève illicite, la police a tous les droits et fait plier Castaner sur la hausse des salaires.

Mercredi matin, des plots, des banderoles mais aussi des policiers de dos ont entravé l’entrée des commissariats. Leur action était plus visible dans les aéroports d’Orly et de Roissy où les files d’attente de passagers se sont accumulées à la suite d’une grève du zèle de la police aux frontières (PAF).

La grève du zèle consiste à appliquer de manière scrupuleuse le règlement au point de tout paralyser et donc de provoquer un ralentissement volontaire de travail. Ce type de grève, n’est pas légale car il n’y a pas d’interruption totale et concertée du travail (Cass. Soc. 16 mai 1989, n°85-43359).

Bien sûr, les forces de l’ordre ne se sentent pas inquiétés par cette forme illicite de grève où ils ne perdent aucun salaire. Dans d’autres entreprises une telle action serait tout de suite considérée comme une prise d’otages, huée et décriée par les médias. Nous n’avons pas les mêmes inquiétudes face à la loi.

Les « syndicats » Alliance, Unité SGP FO et UNSA police qui représentent à eux trois, l’entièreté des gradés et gardiens ont été reçu à Beauvau. Le sujet : Contester cette prime de 300€ accordée la veille qui pour l’ensemble de la profession est une simple aumône et donc entamer des négociations sur une vraie augmentation salariale. Des négociations qui ont duré très tard dans la nuit et ont abouti à une augmentation progressive de 120 à 150€ nets par mois des salaires et un décompte des heures supplémentaires avec un paiement échelonné, soit une mesure qui coûterait au bas mot 400 millions d’euros au contribuable.

La fausse alliance, "les policiers sont nos amis"

"La police avec nous" pouvait-on entendre dans des face-à-face gilets jaunes et forces de l’ordre. L’illusion d’une « alliance » a fait couler beaucoup d’encre "de clavier" hier soir. Il n’existera jamais d’alliance avec les manifestants, l’annonce de la levée du préavis de grève a fait monter la colère chez les gilets jaunes sur les réseaux sociaux. Gilets jaunes se sentant être la dernière roue du carrosse car les secteurs sur lesquels ils comptaient obtenir un soutien (policiers et routiers) ont tous eu satisfaction sur leurs revendications.

À rappeler que la principale revendication des forces de l’ordre : "Plus de pouvoir d’achat", "Plus de moyens" (pour dégommer du manifestants). Pouvoir d’achat qui était LA préoccupation et revendication première des gilets jaunes négociant simplement pour leur profession. Mais pire que cela on va devoir se retrouver à payer plus d’impôts pour se faire mieux et plus frapper, le comble. Signe que la ré-pression paie….




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Christophe Castaner   /    Politique