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Jeunesse

Critique communiste

Lancement d’un cycle de séminaires féministes en Sorbonne. Renouer avec le marxisme à l’université.

Les militant.e.s de la Sorbonne du collectif Du Pain et des Roses lancent des séminaires marxistes sur le mouvement féministe à l'international, ses perspectives politiques et les débats qu'il suscite !

lundi 28 octobre

Quatrième vague féministe : renouveau de la lutte des femmes

On assiste ces derniers années à une résurgence des luttes de femmes, au niveau mondial. Au premier plan de ces mobilisations, la lutte contre les violences faites aux femmes a été cruciale dans la construction d’un large mouvement de prise de conscience collective de la question des violences sexuelles et sexistes. A cet égard, le mouvement Ni Una Menos en Argentine a été à la pointe de ces luttes, la dénonciation des violences subies par les femmes s’est en effet doublée d’une lutte acharnée revendiquant le droit à l’avortement.

Surtout, le mouvement féministe actuel se caractérise par une capacité à se saisir des méthodes d’action du mouvement ouvrier à travers des manifestations souvent massives et le recours à la grève. Au delà des grèves du 8 mars, la multiplication des grèves dans les secteurs largement féminisés du Care, c’est-à-dire des services à la personne et du soin, ont été à l’origine d’un renouvellement théorique autour d’un Féminisme pour les 99%. Ce manifeste propose ainsi de lier luttes des femmes et anti-capitalisme en analysant les liens entre patriarcat et capitalisme.

Pour approfondir : Andréa d’Atri, « faisons-nous face à une nouvelle vague féministe ? »

Séminaires féministes : le programme

Du 6 novembre au 12 décembre, le collectif féministe Du Pain et des Roses propose un cycle de séminaires en Sorbonne qui visent à interroger les perspectives politiques de cette quatrième vague féministe à partir de nos perspectives d’un féminisme lutte des classes.

En quatre séances, nous proposons de se saisir des débats sur le féminisme, non seulement dans leurs aspects théoriques mais aussi pour penser le féminisme comme stratégie révolutionnaire. Ainsi, à partir d’une analyse de Ni Una Menos, nous nous intéresserons aux contradictions politiques que ce mouvement a suscité, avant de revenir sur les débats théoriques qui animent le mouvemement féministe actuellement grâce à la théorie marxiste et le matérialisme dialectique qui la fonde.

Repolitiser l’université par des séminaires marxistes

L’objectif de ces séminaires est d’entamer une rupture avec la dépolitisation de l’université. Alors que l’université est un lieu central de construction et de diffusion de l’idéologie dominante, s’impose de plus en plus l’idée que tous les discours, pourvus qu’ils soient « scientifiques », sont dépourvus de toute dimension politique et idéologique. Nous souhaitons participer à la repolitisation de tous les débats qui traversent l’université, dans les sciences humaines, le droit, ou les sciences économiques. Pour nous, l’université devrait être un espace où se développent des analyses critiques du monde en lien avec le reste de la société. Par les conférences théoriques proposées par Critique Communiste et les discussions communes auxquelles tous les participants sont invités à intervenir, nous voulons construire des réflexions grâce à la théorie marxiste qui puissent être utiles aux luttes sociales, une praxis adaptée au XXIe siècle.

D’autres cycles de séminaires sont proposés à Paris 1 Tolbiac, revenant sur l’histoire du mouvement féministe du XIXe siècle à nos jours, ainsi qu’à Paris 7 sur la question des violences patriarcales sous le système capitaliste et sur la nécessité d’une lutte pour la libération sexuelle.

Nous souhaitons également ouvrir l’université au-delà du milieu étudiant. Si vous n’êtes pas étudiant à l’université, veuillez nous le signaler pour que nous puissions vous faire entrer.

Venez nombreuses et nombreux !




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