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Le 5 décembre, les hospitaliers doivent en être !

Jeudi dernier, une manifestation historique du secteur hospitalier a réuni plus 10 000 personnes à Paris, à l’appel du Collectif Inter Hôpitaux. La manif s’est terminée en Assemblée Générale à la Pitié-Salpétrière où se sont débattues les perspectives. Retour en vidéo sur leurs revendications.

jeudi 21 novembre

Crédit photo : Collectif Inter Urgences

Plus de 10 000 personnes, dont des usagers et quelques Gilets Jaunes, étaient présentes dans les rues jeudi dernier à l’appel du collectif Inter Hôpitaux, créé à l’issue d’une mobilisation historique dans le secteur du soin où plus de 260 hôpitaux sont en grève. La manifestation, dynamique et massive, a fait changer de ton le gouvernement qui a prévu le jour-même un « plan d’urgence » pour calmer la contestation. Retour vidéo sur les revendications qui ciblent les manques de postes à tous les niveaux, les salaires de misère, les charges de travail énormes et la casse du service public gratuit.

Le cortège de jeudi dernier, particulièrement animé, a pu faire une nouvelle fois la démonstration que les personnels hospitaliers, qu’ils soient médicaux, para-médicaux, étudiants, enseignants ou administratifs se sentent concernés par la casse de leurs services et sont prêts à se défendre de plus belle.

Certains slogans scandaient « Des hommes, des femmes, des moyens nom de dieu, une révolution pour soigner comme on veut » ou encore « c’est pas dans les salons qu’on obtiendra satisfaction ». Alors qu’il y a quelques mois à peine la colère s’adressait surtout au ministère de la santé, cette fois-ci beaucoup de mots d’ordre ciblaient directement le gouvernement, pris à parti sur sa politique ultra-libérale.

Leur deuxième assemblée générale, qui s’est tenue à la Pitié-Salpétrière, a notamment été le lieu d’un débat agité sur le 5 décembre, qui s’est polarisé entre d’un côté des arguments corporatistes, qui mettaient en avant la spécificité des revendications, et de l’autre avec un appel à converger aux côtés des autres secteurs, non seulement pour faire également barrage à la réforme des retraites, mais parce qu’il s’agit de la perspective qui inquiète le plus le gouvernement : celle d’une grève unitaire et reconductible.

En effet, c’est bien à partir d’une poignée d’urgentistes que la mobilisation a débuté l’année dernière pour toucher aujourd’hui, tous services confondus, plus de 260 hôpitaux. Contrairement à ceux que certains défendaient lors de l’Assemblée Générale, il n’y a rien de contradictoire entre maintenir des revendications relatives à son secteur, et aller manifester aux côtés des autres travailleurs qui connaissent des pénibilités analogues, dues à cette même logique de casse anti-sociale qu’a appliqué chaque gouvernement.

Et bien que cette date, centrale, n’ait pas été votée par l’assemblée de l’Inter-Hôpitaux, beaucoup ont exprimé un besoin d’auto-organisation démocratique et ont fait savoir qu’ils seront présents à la manifestation. Ainsi, à l’instar de nombreux secteurs qui se rassemblent continuellement autour du 5 décembre, les personnels hospitaliers sentent bien qu’il s’agit plus que des retraites, plus que de la casse des hôpitaux, mais bien d’une politique générale orientée vers la maximisation des profits. Le collectif Inter Hôpitaux compte aujourd’hui maintenir la mobilisation, au vu des annonces qui sont loin d’être satisfaisantes.




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