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Société

Justice de classe

Le CRS qui avait lancé un pavé sur les manifestants est condamné à... trois mois avec sursis

Ce jeudi 21 novembre se tenait à Paris le procès du CRS pour avoir jeté un pavé vers des manifestants, le 1er Mai, en face de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Le parquet a réclamé trois mois de sursis pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’incapacité ». Dans un pays où des peines de prison ferme sont appliquées pour des vols de pâtes, la justice montre une nouvelle fois son caractère de classe.

vendredi 22 novembre

Ce jeudi 21 novembre se tenait à Paris le procès du CRS pour avoir jeté un pavé vers des manifestants, le 1er Mai, en face de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Le parquet a réclamé trois mois de sursis pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’incapacité ». L’avocat du CRS lui, demande la relaxe, plaidant un « réflexe de défense ». C’est le premier policier à comparaitre suite aux nombreuses « investigations » de l’IGPN. Dans un pays où des peines de prison ferme sont appliquées pour des vols de pâtes, la justice montre une nouvelle fois son caractère de classe.

Ce procès est symbolique, la vidéo montrant ce CRS en train de jeter un pavé vers les manifestants a fait le tour de la toile ces derniers mois et est devenu l’un des symboles de la répression du mouvement des Gilets Jaunes, d’une ampleur inégalée dans la cinquième république.

Près de 400 procédures pour violences ont été lancées à l’encontre des membres des forces de l’ordres, et, malgré les centaines de blessés graves (à l’image du manifestant qui a perdu un œil ce week-end lors de l’anniversaire du mouvement) l’immense majorité de ces procédures sont restées lettre morte.

Pourtant, si la justice semble grippée, elle ne l’est que dans un seul sens. Dans le même temps, plus de 4000 condamnations ont eu lieu à l’égard de Gilets Jaunes, dont plus de 1000 ont écopé de prison ferme.

Dans ce cas, la condamnation « maximale » demandée par le procureur, trois mois de sursis, qui sera certainement allégée voire transformée en relaxe lors du verdict, va une nouvelle fois dans le sens d’une justice de classe, qui protège la police et nourrit ce sentiment d’impunité totale du bras armé de la bourgeoisie.

Le caractère de classe de cette justice n’est plus à prouver et le verdict, qui sera rendu le 19 décembre ira dans ce sens, comme le dénonce de nombreux Gilets Jaunes et observateurs du mouvement.




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