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Le Conseil constitutionnel valide le pass sanitaire : contre Macron, il faut se battre dans la rue !

Le Conseil constitutionnel a approuvé l'essentiel de la loi sur l'extension du pass sanitaire. Cette décision montre l'impasse de la stratégie des directions syndicales qui ont fait ce recours sans esquisser l'ombre d'un plan de bataille pour construire le rapport de force. Face aux attaques liberticides et antisociales de Macron, c'est dans la rue et dans les entreprises qu'il faut se battre !

vendredi 6 août

Crédits photo : LP/Delphine Goldsztejn

Le Conseil constitutionnel a validé ce jeudi la loi concernant la gestion de la crise sanitaire qui prévoit l’extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants. Alors que ce pass sanitaire est déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs depuis le 21 juillet, la décision du Conseil constitutionnel approuve donc son extension aux bars, restaurants, foires, salons, transports de long trajet et établissements médicaux (hors urgences) du lundi 9 août au 15 novembre.

Cela signifie qu’à partir de lundi, il faudra présenter soit un certificat de vaccination complet, soit un PCR négatif de moins de 72 heures, soit un certificat de rétablissement de la maladie de plus de 15 jours et de moins de six mois pour pouvoir fréquenter l’un des lieux mentionnés ci-dessus. Ce document devra toujours être accompagné d’une pièce d’identité, ce qui présente un risque pour de nombreuses personnes, notamment les personnes trans qui se retrouvent contraintes de révéler leur transidentité, mais aussi les habitants des quartiers populaires victimes du harcèlement policier.

En ce qui concerne le personnel hospitalier, le Conseil Constitutionnel autorise à partir du 15 septembre la suspension des salaires pour tous les travailleurs des hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite qui ne seront pas vaccinés. Une mesure scandaleuse qui tente de faire oublier la responsabilité du gouvernement et de sa gestion catastrophique de la crise pour la faire reposer sur les personnels soignants.

Alors que des manifestations ont lie depuis le début de l’été contre le pass sanitaire, c’est sous pression de la rue et de l’opinion publique que le Conseil Constitutionnel a dû se résoudre à censurer les mesures les plus liberticides et antisociales, à l’instar de la possibilité de rompre un CDD ou un contrat d’intérim avant son terme pour les travailleurs non vaccinés, ou comme l’isolement obligatoire des malades du Covid. Toutefois, comme les travailleurs en CDI, ceux en CDD ou en intérim pourront voir leur salaire suspendu s’ils ne sont pas titulaire du pass sanitaire. Une mesure totalement coercitive et perverse, qui pousserait de fait ces salariés à la démission pour retrouver un autre salaire, mais en les privant donc de leurs droits à l’assurance chômage.

Cette résolution révèle le véritable rôle du Conseil constitutionnel, prétenduement neutre et équitable. Elle montre que le Conseil constitutionnel est un organe totalement conservateur, composé par neuf membres nommés par le président de la République, dont le rôle principal est de légitimer les nombreuses lois liberticides et réactionnaires qui répondent aux intérêts des classes dominantes.

De plus cette décision montre l’impasse de la stratégie des directions syndicales, notamment celles de la CGT, de la FSU et de Solidaires qui ont saisi le Conseil Constitutionnel sans esquisser le moindre plan de bataille pour construire le rapport de force dans la rue et dans les entreprises. A rebours ces illusions, c’est par les méthodes de la lutte de classe qu’il s’agit de défendre nos droits sociaux et démocratique, en ne cédant pas d’un pouce à l’extrême-droite dans nos manifestations.

A la gestion autoritaire de la crise par Macron et son gouvernement il s’agit d’opposer une stratégie sanitaire à la hauteur, fondée sur l’organisation des soignants et des classes populaires, pour une campagne de vaccination massive et pédagogique, ainsi que pour briser les chaînes de contamination, seule manière pour en finir avec la pandémie De même, contre toute tentative de faire payer la crise aux travailleurs, il s’agit d’imposer l’interdiction des licenciements, l’augmentation des salaires et le partage du temps de travail entre toutes et tous.




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