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Politique

Crise sanitaire

Le MEDEF met la pression pour une réouverture en mai : nos vies pas leurs profits !

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a insisté mardi sur la nécessité d’une réouverture en mai. Sans moyens à la hauteur et sans stratégie sanitaire, le « vivre avec le virus » du patronat et du gouvernement met nos vies en danger.

mercredi 21 avril

Crédits photo : AFP

En visite dans une entreprise d’équipements sanitaires pour les entreprises, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a mis mardi la pression au gouvernement en faveur de la réouverture. « Rien ne serait pire que de continuer le stop and go » a expliqué le patron du MEDEF pour qui il faut « faire en sorte que l’économie subisse le moins possible les conséquences des restrictions sanitaires ».

Derrière ces déclarations, c’est la pression d’un patronat avide de relance de l’économie que l’on retrouve. Or, alors que la circulation de l’épidémie reste très élevée et qu’aucune stratégie sanitaire n’est mise en avant par le gouvernement, l’injonction à rouvrir sans moyens supplémentaires pour les hôpitaux et les écoles ne peut conduire qu’à une accélération de la circulation du virus, et donc à une fermeture quelques mois après… Du pur « stop and go » !

De fait, la situation épidémique est aujourd’hui plus qu’inquiétante. Ces dernières 24 heures, 44.000 nouvelles contaminations ont été enregistrées ainsi que 601 nouvelles entrées en réanimation, portant le nombre total de patients en soins critiques à 5984, un chiffre plus élevé que le pic de la deuxième vague. Dans le même temps, des scientifiques affirment que le variant brésilien, plus contagieux, sera majoritaire d’ici l’été et craignent la diffusion du variant indien, aussi appelé « double mutant » en raison de ses deux propriétés, l’une plus contagieuse et l’autre plus résistante aux vaccins, avec de lourdes conséquences internationales.

Malgré cette situation grave, le gouvernement semble en phase avec le patronat puisque Macron a réaffirmé sa volonté de réouverture à la mi-mai. Ce mercredi, Gabriel Attal a ainsi expliqué en sortie de Conseil des ministres que le calendrier annoncé fin mars « reste la base de travail » Cette réouverture sans moyens et sans stratégie sanitaire ira de pair avec une reprise de la circulation du virus, situation qui a conduit à la dynamique actuelle et qui annonce, entre les mains du gouvernement, de futures nouvelles mesures de freinages liberticides et répressives.

Une fois de plus, le gouvernement et le patronat proposent donc de mettre en danger nos vies afin de sauvegarder l’économie. Il est essentiel de ne pas leur laisser la main sur la crise sanitaire et de revendiquer des moyens dans les établissements et lieux de travail, mais aussi une stratégie sanitaire à la hauteur entre les mains des travailleurs et des soignants.




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