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Politique

Islamophobie et racisme d’état

Le gouvernement nomme un proche de Valls pour mener sa politique islamophobe

Proche de Manuel Valls, directeur de communication de François Hollande pendant l’opération “Stop Djihadisme”, chef du Service d’Information du Gouvernement… Gravel, prochainement nommé à la tête du Comité interministériel de la prévention de la délinquance et de la radicalisation, incarne parfaitement la continuité du virage à droite et des attaques racistes et islamophobes du gouvernement Macron.

jeudi 8 octobre

Crédit image : BERTRAND LANGLOIS/AFP

Selon Le Parisien, Christian Gravel va être prochainement nommé à la tête du Comité interministériel de la prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR). Une organisation interministérielle qui s’organise autour de 4 branches : la lutte contre la délinquance, contre la radicalisation, contre les dérives sectaires et… Contre l’islamisme et le “repli communautaire”.

Dans la lignée du dernier projet de loi de Macron contre le “séparatisme”, il ne fait aucun doute que l’attention nouvelle portée à ce comité se centre autour de ce dernier point. Pas un jour ne passe sans une nouvelle offensive raciste et islamophobe du gouvernement, et la dernière allocution de Macron n’y a pas manqué : bien que certains élus s’en démentent, cette loi contre le “séparatisme” visera en priorité le “séparatisme islamique”.

Dans ce contexte, la CIPDR, qui est notamment en lien avec les “acteurs locaux de l’état” (selon le site web du gouvernement) dont la police nationale et la gendarmerie, est un outil répressif de plus pour l’état contre les musulmans ou présumés musulmans. Et Christian Gravel semble avoir un CV taillé pour le poste : proche de Manuel Valls et directeur de son cabinet pendant une dizaine d’années, directeur de communication de François Hollande pendant l’opération “Stop Djihadisme”, chef du Service d’Information du Gouvernement…

Plébiscité par Marlène Schiappa et Gérald Darmanin, Gravel incarne parfaitement la continuité du tournant à droite et des offensives racistes du gouvernement Macron. Tout en cherchant à se délimiter des sorties de Le Pen et Zemmour, le gouvernement Macron joue pourtant dans leur cour en multipliant les offensives racistes et islamophobes autour du “séparatisme”, que vient maintenant compléter l’attention portée à la “lutte contre la radicalisation”.

Il s’agit, avec les polémiques constantes et la menace de la répression, d’intimer le silence à tous les travailleurs et tous les jeunes musulmans ou présumés musulmans, qui occupent les emplois les plus précaires et les moins socialement rétribués, et qui auraient à ce titre toutes les raisons de se révolter. Mais aussi de détourner l’attention, en agitant l’épouvantail de la “radicalisation” ou du “séparatisme”, de la crise sanitaire, sociale et économique qui se joue.
D’autant plus que ce prétexte permet de justifier l’usage de pratiques autoritaires, et la nomination de Gravel au CIPDR semble incarner cette menace, en les employant d’abord contre les ennemis désignés d’aujourd’hui suspectés de « radicalisation » pour avoir laissé pousser une barbe, porté un voile, ou pratiqué la prière. Pratiques qui seront utilisées demain contre les mouvements sociaux à l’instar des Gilets jaunes et du mouvement ouvrier.

Face à l’islamophobie et au racisme d’État, il apparaît donc urgent que les organisations de gauche et d’extrême-gauche, se réclamant de la jeunesse et du mouvement ouvrier, face front contre ces attaques du gouvernement.




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