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Le groupe Mulliez a encore frappé : près de 1 300 emplois supprimés chez Flunch

La direction a annoncé que 57 restaurants allaient fermer ce qui menaceraient 1 244 emplois. Le groupe n'en est pas à son premier PSE et utilise encore le prétexte de la crise sanitaire pour mettre en place la casse sociale.

mercredi 3 février

Crédits : Ma Commune Info

Les plans de licenciements se multiplient et une fois de plus le groupe Mulliez est aux avants-postes. Eux qui avaient déjà supprimé 1475 postes en septembre dernier dans l’entreprise Auchan poursuivent les plans de licenciements en menaçant maintenant 1 244 postes dans le restaurant Flunch. La direction a en effet annoncé que 57 restaurants étaient menacés dans de nombreuses villes comme Avignon,Toulouse, Vénissieux, Lille, Pau, etc.

L’entreprise profite de la crise sanitaire pour licencier massivement. Marie Josée Bienvenu, syndicaliste à la CGT explique à Libération qu’en 2018 Flunch a connu une baisse de fréquentation de 5% :«  Ils savaient donc qu’une restructuration était nécessaire : le Covid leur sert à réduire le parcs des restaurants à moindres frais » . Le communiqué de l’intersyndicale va dans le même sens en pointant les choix du groupe d’engraisser les actionnaires au mépris des besoins d’investissement : « les dividendes exceptionnelles qui ont privés l’entreprise d’investir et n’a même pas permis de maintenir à flot le parc de restaurants ». Et le groupe Mulliez, qui détient Flunch, n’en est en effet pas à son coup d’essai. La famille est la 5ème plus grosse fortune française et possède plus de 40 enseignes dans le commerce dont Auchan, Boulanger, Leroy Merlin, Alinéa … et a à son compte aujourd’hui des milliers licenciements. Le groupe va même plus loin puisqu’ils ont utilisé des ordonnances gouvernementales du 20 mai 2020, la famille Mulliez s’est déclarée en faillite puis s’est rachetée sous une autre entité « Néomarché » après avoir vu ses dettes épongées et licencié mille salariés.

Le communiqué de l’intersyndicale fait écho à la colère des salariés : «  Une grande émotions est ressenties par ces 1244 salariés (dont 44 postes supprimés au siège) en attente du sort qui leurs est réservé ! Cette situation génère de la colère de la part de ces salariés qui se sont investis depuis de nombreuses années et à qui on a toujours demandé tant et plus au prétexte de sauvegarder l’emploi ».

La colère gronde contre le groupe et pas que chez les salariés de Flunch, à Auchan les salariés s’étaient mis en grève contre la suppression de nombreux postes au nom de l’automatisation de caisses. Ils dessinent le chemin à suivre pour faire face à la multiplication des PSE dans le groupe -et en dehors. Les salariés des différentes entreprises n’ont pas à payer par des licenciements le prix de la crise économique, quand la famille Mulliez est dans le top 10 des fortunes de France les plus importantes.




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