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Politique

Le policier qui avait lancé un pavé le 1er mai pourra continuer à exercer

Après 1 an des Gilets Jaunes qui a connu une répression sans précèdent dans ces dernières décennies, avec des mains arrachées, des éborgnés et une répression judiciaire à un niveau phénoménal, le premier policier condamné, pour avoir lancé un pavé, vient d’écoper de deux mois de sursis et pourra continuer à exercer.

vendredi 20 décembre 2019

Comme on a pu le voir avec des amendes de plusieurs centaines d’euros pour une présence en manifestations jusqu’à des mois de prisons ferme, tout le système judicaire du côté de la bourgeoisie a mis tout en œuvre pour faire peur, attaquer frontalement le mouvement. Un système à deux vitesses, protégeant le patronat et les intérêts de certains comme on a pu le voir avec l’affaire Benalla, ou pour sauver la tête du gouvernement la justice légitime tout. Les forces de l’ordre ont eu une impunité totale, faisant preuve de toutes les violences possibles mais aucune poursuite judiciaire, leurs mains tachées de sang sont libres de tout mouvement. Quand les Gilets jaunes montrent leur colère et leur volonté de se battre, de relever la tête, la police détruit des vies, le système judicaire et tout sa machine soutiennent toujours les mêmes.

Aucune interdiction, une impunité totale

Le 1er mai dernier, dans une manifestation regroupant les syndicats et énormément de Gilets Jaunes venu en ce jour hautement symbolique. Un policier en marge des manifestations c’est armé d’un pavé pour le lancer sur la foule des manifestants. Rien qu’à l’idée de cet acte, voit à quel point les forces de l’ordre se savaient disposer d’une immunité pendant les grands actes des Gilets Jaunes.

Ce Jeudi 19 Novembre, un procès a eu lieu poursuivi par le tribunal correctionnel de Paris pour « violences volontaires de la part d’une personne dépositaires de l’autorité publique ». Le résultat est sans appel, une réelle provocation et une démonstration que ce système est pourri de bas en haut. 2 mois de sursis et le droit de continuer d’exercer sa fonction, alors que certains Gilet Jaunes perdaient leur emplois voir finissaient avec un membre en moins pour juste aller manifester. Les images de sécurité montrent clairement la prise du projectile, l’élan et la lancé du policier.

La colère des Gilets jaunes n’est pas calmé elle se propage dans toute la société et beaucoup ont compris que la justice et la police marchent mains dans la main. Que l’IGPN n’est qu’une vaste blague et que pour calmer n’importe quelle mobilisation, le système donne les mains libres pour protéger ses intérêts. Que la vie de certains vaille moins pour ce système que les profits, la protection d’autres. Continuons à chanter que la police mutile et que nous la détestons, mais crions aussi notre colère face à leur impunité et de cette justice a deux vitesses.




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