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Politique

Droit de manifester

Le préfet Lallement interdit partiellement le rassemblement contre la Loi Sécurité Globale à Paris

Des barrières « anti-émeutes » ont été déployées pour barricader la Place du Trocadéro à Paris et empêcher l'accès au Parvis de Droits de l'Homme qui lui est accolé. Une mesure qui répond à la décision du préfet de police de Paris, Didier Lallement, d'interdire partiellement la manifestation prévue contre la Loi Sécurité Globale à 14h30 à Paris.

samedi 21 novembre

Crédit photo : capture d’écran vidéo twitter Clément Lanot

Hier soir, des barrières « anti-émeutes » ont été déployé pour barricader la Place du Trocadéro à Paris et empêcher l’accès au Parvis de Droits de l’Homme qui lui est accolé. Une mesure qui répond à la décision du préfet de police de Paris, Didier Lallement, d’interdire partiellement la manifestation prévue contre la Loi Sécurité Globale à 14h30 à Paris.

La préfecture de police ainsi nasser de fait la Place du Trocadéro avant même le début du rassemblement. Une attaque anti-démocratique contre le droit de manifester, dans le sillage de l’offensive sécuritaire menée par le gouvernement avec la loi Sécurité Globale, la LPR et la loi contre « le séparatisme ».

Après le rassemblement de mardi 17 novembre qui a réuni plusieurs milliers de personnes dans toute la France, et qui a été le théâtre d’une répression des manifestants et des journalistes à Paris où deux reporters ont été arrêtés et placé en garde-à-vue, le gouvernement reste déterminer à imposer sa loi Sécurité Globale au mépris de la contestation des organisations de journalistes et de la gauche sociale et politique, qui dénoncent des atteintes aux droits de la presse et le renforcement de l’impunité policière prévus par le texte de loi. Le très controversé article 24 concernant qui vise à restreindre la diffusion de vidéo de policier en intervention a été adoptée hier par les députés moyennant un amendement formel déposé par le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin.

Face à l’offensive sécuritaire du gouvernement mené à coup de matraque, de gaz lacrymogène, il est nécessaire de construire le rapport de force en se mobilisant massivement dans la rue, seule manière d’imposer à Macron et Darmanin de reculer.




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