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Politique

Le régime spécial des sénateurs sans commune mesure avec celui des agents RATP-SNCF

Alors que les éléments de langage fusent tous azimuts sur toutes les ondes pour faire croire aux citoyens que les cheminots et les agents RATP sont des privilégiés, un régime de retraite très spécial, lui, continue de perdurer : le régime de retraite des sénateurs.

samedi 21 décembre 2019

Crédits photos : AFP / NurPhoto

Article publié initialement : ici

Alors que les éléments de langage fusent tous azimuts sur toutes les ondes pour faire croire aux citoyens que les cheminots et les agents RATP sont des privilégiés, un régime de retraite très spécial, lui, continue de perdurer : le régime de retraite des sénateurs.

Si le régime spécial des agents RATP-SNCF est confortable, que dire alors de celui des sénateurs ? L’exercice d’un mandat de sénateur pendant une durée de 5 ans donne droit à une pension de 2190 euros nets. Sans parler de l’indemnité parlementaire qui, elle, coûte au contribuable la bagatelle de 7239 euros bruts pour quelques heures de présence seulement. Rappelons que les conditions de travail de cette chambre haute sont pour le moins très agréables. L’ambiance feutrée, les sièges moltonnés et la très sympatique buvette préserveront à jamais ces "élus" d’un éventuel burn out. On comprend mieux dans ces conditions pourquoi la plupart de ces élus aiment faire carrière au sein de cette forteresse.

La moyenne d’âge du Sénat dépasse les 60 ans. Donc autant dire que cadence, productivité et rentabilité sont des concepts auxquels les sénateurs ne sont pas trop confrontés au quotidien dans l’exercice de leur travail. Et si tant est que siéger au Sénat soit véritablement un travail. Car il n’est plus anecdotique de voir des sénateurs dormir en plein hémicycle, tripoter leur téléphone portable ou s’amuser avec leur voisin. Ces mêmes sénateurs à majorité LR soutiennent d’ailleurs du bout des lèvres la réforme des retraites conçue par le haut-commissaire déchu. Ce qui est bon pour le peuple ne l’est visiblement pas pour les sénateurs. On se demande bien pourquoi...

Alors que les sénateurs défendent bec et ongle leur pré carré en se targuant d’être un contre-pouvoir à l’exécutif, ceux-ci continuent d’écouler de vieux jours tranquilles à l’abri des turbulences du monde où compétitivité, concurrence et précarité sont le quotidien des travailleurs. Des travailleurs qui, rappelons le, financent par leurs impôts le train de vie scandaleusement ostentatoire de ces vrais assistés de la République.




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