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Politique

Le tribunal de Bobigny occupé par des avocats ce mercredi

Ce mercredi 15 janvier, après la sortie du communiqué de presse sur la réunion qui s’est tenue entre Belloubet et des représentants des avocats, une action au tribunal de Bobigny a lieu : les avocats plantent leurs tentes au palais de justice pour protester contre la réforme des retraites. Le revers de l’opération déminage avec l’un des secteurs qui était, au départ, proche de Macron, fait ressortir la crise au sein du gouvernement.

jeudi 16 janvier

Crédits photo : LP/N.R.

Dès mercredi 18h, une centaine des avocats ont commencé à installer des tentes dans la salle des pas perdus du Tribunal de Bobigny pour y passer la nuit, en opposition à la réforme des retraites. Un communiqué de presse du gouvernement était sorti le même jour à propos de la réunion avec les représentants d’avocats et la ministre de justice, Nicole Belloubet, qui s’est tenue ce lundi.

Selon le communiqué, un clair appel à cesser la grève, « les avocats continueront à bénéficier, dans le cadre du régime universel de retraite, d’une caisse propre à leur profession ». Le gouvernement, qui essaie d’éteindre un par un les foyers de tension de la grève, se trouve pourtant en difficulté, le bluff de Belloubet ne convainc pas les avocats, qui passeraient d’une cotisation de 14% à 28% pour ceux dont les revenus sont inférieurs ainsi qu’une diminution de la pension minime fixé à 1000 euros.

Le secteur, qui pour sa majorité avait voté pour Macron lors de présidentielles, se mobilise depuis déjà deux semaines, entre actions et manifestations, refusant en bloc la réforme des retraites. L’action de Bobigny, la remise en liberté des prévenus en garde à vue ou le jet des robes s’inscrivent dans une dynamique de ras-le-bol général et une perte de la base sociale du gouvernement, ce qui fait que son seul pari soit une ligne plus ferme pendant qu’il essaye de désamorcer les conflits à travers ses ministres.

Le syndicat des avocats de France appellent à reconduire la grève de même que plusieurs Barreaux, comme celui de Paris ou Bordeaux reconduits jusqu’au 21 et 24 janvier respectivement. C’est un signe clair au gouvernement qui espère jouer avec le corporatisme de ce secteur et au pourrissement, entre coups de com et répression.