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Les droits de retrait se multiplient, Le Maire appelle les salariés des "entreprises ouvertes" à travailler

Interrogé sur BFM TV, Bruno Le Maire a justifié la continuité de l’activité économique, en appelant dans des termes ambigus les salariés « des entreprises qui sont encore ouvertes, des activités qui sont indispensables au bon fonctionnement du pays, à se rendre sur leur lieu de travail ». Or, beaucoup d’activités non-indispensables continuent justement de fonctionner… et leurs salariés de travailler dans des conditions sanitaires parfois problématiques !

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« Sécurité économique et sécurité sanitaire doivent aller de pair », c’est en ces termes que Bruno Le Maire a défendu la position du gouvernement sur le travail en période de Coronavirus ce matin sur BFM TV. Dès lors, pour le ministre de l’économie, les salariés « des entreprises qui sont encore ouvertes, des activités qui sont indispensables au bon fonctionnement du pays » doivent « se rendre sur leur lieu de travail »

Or, le propos du ministre semble ici volontairement ambigu. En effet, les « entreprises qui sont encore ouvertes », et les « secteurs d’activités encore ouverts » ne sont pas du tout assimilables aux « activités indispensables au bon fonctionnement du pays » comme le sous-entend le ministre. Ainsi, depuis les annonces du gouvernement ce week-end, de très nombreux salariés dénoncent la situation de leurs entreprises, qui maintiennent la production malgré son caractère non-essentiel et les risques sanitaires qu’occasionnent des conditions de travail qui empêchent le respect des gestes barrière.

Produire des paquebots, des camions, fabriquer des trains ou des rivets pour l’aéronautique, voilà le type d’activité non-essentielle que de nombreux patrons entendent maintenir coûte que coûte, dans des conditions sanitaires souvent problématiques. Une situation qui a conduit de nombreux salariés à imposer par des droits de retrait ou des procédures de danger grave et imminent l’arrêt de la production, comme chez Toyota, PSA, Renault, Bombardier ou aux Chantiers de l’Atlantique. De même, dans de nombreuses entreprises non-essentielles de plus petite taille, où les salariés plus exposés, moins syndiqués, beaucoup sont contraints de continuer à travailler comme le suggèrent de nombreux témoignages envoyés à Révolution Permanente.

Derrière le discours de Le Maire qui sous-entend que toutes les activités « non indispensables » auraient été interrompues, la réalité est donc toute autre, comme le dénoncent de nombreux salariés. De fait le gouvernement, lié aux organisations patronales, le sait bien, et derrière la « sécurité économique », c’est la sécurisation des profits qu’il entend surtout assurer… Un propos fallacieux pourtant repris en boucle par l’ensemble de la presse dominante qui n’hésite pas à titrer que Le Maire aurait appelé les salariés des « entreprises essentielles » à travailler.


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