^

Culture et Sport

Chanson militante

"Les gens qui ne sont rien... te crachent à la gueule". Ce clip qui envoie Macron dans les cordes

Romain Maron reflète à travers la chanson "Les gens qui ne sont rien... voire peut-être moins !" l'indignation des classes populaires que Macron méprise de ses petites phrases et accable de ses politiques anti-sociales. Dans un superbe clip tourné en partie dans ces gares ou se croisent selon Macron "ceux qui sont tout et ceux qui ne sont rien", l'auteur semble renvoyer à la face du président des riches ceux qui, comme on le voit en pleine crise des Gilets Jaunes, peuvent tout.

vendredi 29 mars

Romain nous explique les raisons qui l’ont poussé à écrire cette chanson :

"Profondément heurté, comme des milliers de gens, par les "petites phrases" à répétition d’Emmanuel MACRON témoignant d’un mépris de classe sans nom,
Moi, Romain MARON (le "c" en moins, et c’est pas rien) je réponds en fanfare et en fureur avec une chanson insolente : "LES GENS QUI NE SONT RIEN … voire peut-être moins" ! Surenchère à l’ironie mordante.
Ma chanson est un hymne désespéré, une chanson debout, populaire, digne.
L’anaphore entêtante de chaque strophe nous invite à l’opiniâtreté, à ne rien lâcher, à être en révolution permanente !
Comme en son temps le groupe Zebda avait répondu à Chirac avec "le bruit et l’odeur", il semble aujourd’hui libérateur de scander cette chanson bien haut !"

Auteur, compositeur, interprète ou comme il se définit lui même "Mots-sicien", Romain nous raconte un peu plus sa démarche : "Autodidacte acharné issu d’un quartier populaire d’Aulnay sous bois, je me suis armé très tôt d’une écriture acide, sensible qui raconte les anonymes, les amoureux, les aveuglés ou les incrédules. J’évoque nos manquements, nos rêves avortés tout en célébrant la ténacité de l’être, son courage et sa force de résilience, de lutte."

On peut d’ailleurs apercevoir dans le clip les agents du nettoyage des gares, qui ont infligé une défaite cuisante au patronat - Onet et la SNCF - l’année dernière après 45 jours de lutte acharnée.




Mots-clés

Gilets jaunes   /    Onet   /    mépris de classe   /    Lutte des classes   /    Musique   /    Culture et Sport