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Jeunesse

Les lycées parisiens se mettent en route pour le 9 mars

mardi 8 mars 2016

Correspondant

C’est un fait que tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de « gauche », craignent la mobilisation de la jeunesse. Et le gouvernement PS a déjà eu un petit avant-gout de ce que la jeunesse dans la rue pouvait signifier quand l’expulsion de deux jeunes sans-papiers, Léonarda et Khatchik, avait fait descendre dans la rue des milliers de lycéens de façon explosive. La loi El Khomri pourrait à nouveau pousser la jeunesse dans la rue. Dans les lycées parisiens en tout cas la mobilisation commence à se mettre en route.

C’est ainsi que dès le lundi de rentrée, des lycéens se sont réunis en AG dans le lycée Montaigne et ont élaboré l’appel suivant :

« Face a la loi El Khomri, destructrice de notre avenir, nous appelons tous les lycéens à se mobiliser pour le retrait non négociable et total du projet de loi, à sortir dans la rue à 11h à Nation, à s’organiser par Assemblées Générales, à bloquer leur bahuts, et venir massivement à l’AG inter-lycées du 9 après la manif, qui se tiendra à 16h30 au CICP, 21 Ter rue Voltaire (métro Rue des Boulets) ! Il est temps que la peur change de camp et qu’on passe enfin à l’offensive contre ce gouvernement qui détruit notre avenir depuis déjà trop longtemps ! ».

Ce mardi matin, 150 lycéens de Sophie Germain ont tenu une AG dans leur Lycée pour discuter de la loi et ont décidé de bloquer leur Lycée mercredi 9 mars. Pendant ce temps, des groupes Facebook se créent dans d’autres lycées comme Paul Valéry avec plus de 350 participants pour organiser la mobilisation. C’est d’ores et déjà le plus gros préparatif de mobilisation sur les lycées parisiens depuis 2011.

Les lycéens se sont donné rendez-vous mercredi 9 mars à 11h à Nation pour retrouver ensuite les étudiants et salariés à 14h à République. Aussi, il y aura une Assemblée inter-lycées à 16h30 au CICP (21 Ter rue Voltaire, métro Rue des Boulets).

Il est clair que pour faire reculer le gouvernement et que cette contre-réforme soit retirée il faudra créer les conditions d’un mouvement dans la durée avec des cadres d’auto-organisation sur chaque Lycée, sur le modèle des premières AGs qui se sont tenues. La jonction avec les étudiants et les travailleurs sera fondamentale également. En ce sens, la nouvelle date de mobilisation qui commence à être adoptée dans plusieurs universités, le 17 mars prochain, doit être l’occasion d’amplifier le mouvement.




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