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Politique

Soutien à Macron

Les marcheurs reportent le rassemblement du 20 janvier... par peur du fiasco ?

L’évènement a subitement disparu des réseaux sociaux. Intitulée « marche en soutien à Emmanuel Macron », initialement prévue le 20 janvier, il s’agira finalement d’une « Marche républicaine des libertés » qui aura lieu le 27 janvier. Les initiateurs auraient-ils eu peur de l’échec ?

vendredi 4 janvier

C’est un certain Laurent, ingénieur et sympathisant LaREM, qui avait lancé l’évènement sur les réseaux sociaux. On ne connaît pas grand-chose de ce mystérieux personnage sinon qu’il aurait déclaré à la radio Europe 1 : « Quand j’entends ‘le président des riches’, qu’il est à la solde des banquiers, d’un nouvel ordre mondial complotiste, ça me choque et je trouve ça injuste. C’est quand même quelqu’un qui fait bouger les choses. » Reste que son évènement était devenu au fil du temps sur les réseaux sociaux le lieu de rassemblement des rares personnes qui sont encore prêtes à défendre Macron.

Cependant, cet évènement n’a jamais réussi à dépasser la barre des 3000 participants et 10.000 intéressés, loin derrière les évènements des Gilets Jaunes, et alors que de nombreux d’entre eux avaient indiqué y participer par ironie. Ceci explique peut-être la raison de la suppression de cet évènement, ou plutôt de sa fusion avec un évènement organisé une semaine plus tard par les « Foulards Rouges », un groupe anti-gilets jaunes à l’existence anecdotique.

Ce 27 janvier, ce ne sera donc plus une marche « en soutien à Emmanuel Macron » mais une « Marche Républicaine des Libertés ». Aucune explication n’a été donnée à ce changement par les organisateurs. Peut-être est-il plus facile de ramener du monde sans agiter l’effigie d’un président qui additionne 75% de mécontents de sa politique dans sa population. Reste que, malgré ces changements, il sera bien difficile pour les rares fidèles du gouvernement de rassembler autant de monde que les quelques « agitateurs » que seraient selon Griveaux les Gilets Jaunes.

Derrière ces atermoiements, un constat est clair : la majorité n’est pas à l’Elysée mais dans la rue à contester sa politique.

Crédit photo : AFP / Ludovic MARIN




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