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Grève historique à l’Équipe : les salariés refusent les suppressions de postes

Les salariés de l’hebdomadaire sportif l’Équipe sont en grève depuis 13 jours contre un plan social qui prévoit des suppressions de postes et une dégradation des conditions de travail. Ils ont obtenu le soutien de nombreuses personnalités sportives.

Alex Ludo

21 janvier 2021

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Crédits photo : © MARTIN BUREAU / AFP

Depuis 13 jours, les salariés du journal sportif l’Équipe ont entamé une grève pour s’opposer au plan social qui les vise. En effet, la direction de l’entreprise avait annoncé la suppression d’une cinquantaine de postes, dont 47 de journalistes, au sein de l’UES L’Équipe. Des licenciements qui auraient pour objectif d’économiser 5 millions d’euros. Le groupe explique cette décision par la crise structurelle des médias papier, difficultés qui seraient aggravées par la crise sanitaire conjoncturelle, notamment une baisse des ventes en raison des couvertures sportives amoindries avec l’arrêt de certaines activités. Mais pour l’intersyndicale (SNJ - SNJ-CGT - BP-UFICT-CGT - SGLCE-CGT), il n’est pas question d’accepter.

Face à la grève, la direction a commencé à reculer, proposant une alternative : pas de départs contraints, 28 suppressions de postes, baisses de salaire et de RTT. Les salariés continuent de refuser ce plan d’économies qui sacrifierait des postes et leurs conditions de travail. Ils ont donc reconduit la grève.

Devant un mouvement qui semble s’inscrire dans le temps, plusieurs lecteurs ont apporté leur soutien aux journalistes et personnels grévistes. Ce jeudi, ce sont des personnalités d’habitude en une du magazine qui ont voulu visibiliser le combat des employés de l’Équipe. Pamis celles-ci, la capitaine de l’équipe française de football féminin, Amandine Henry. Au total, plus d’une centaine d’athlètes ont formulé au travers d’une lettre, co-signée recement par Florian Thauvin, Laure Manadou, ou encore Yannick Noah, en exigeant un retour du quotidien rapidement et l’arrêt des mesures prévues contre les journalistes.

La crise économique de plus en plus profonde touche désormais tous les secteurs, et la presse - même sportive - n’est pas en reste. Les actionnaires à la tête de ces entreprises cherchent eux aussi à préserver leurs profits en faisant payer les conséquences aux salariés. Ces pressions sur les journalistes, c’est plus largement la pression permanente des intérêts privés sur la presse à laquelle une liberté seulement relative n’est accordée. Plusieurs combats contre ces logiques patronales éclatent, dans l’énergie, à l’hôpital, dans l’éducation, et dans les secteurs clés de l’industrie comme l’aéronautique et l’automobile, ou encore la bataille de Grandpuits contre le géant Total, soulignant la nécessité d’une riposte d’ensemble.


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