^

Politique

Sondage

Les trois quarts de la population soutiennent la journée de grève

Contre la casse des services publics vendus par Macron, de l'hôpital aux transports en passant par l'école, plus de 70% de la population a soutenu cette journée de grève nationale, particulièrement suivie dans le secteur public, notamment dans les écoles.

mardi 19 mars

Crédit photo : O Phil des contrastes

Si cette journée de grève nationale interprofessionnelle appelée par la CGT, FO, Solidaires, la FSU l’UNEF et l’UNL, s’annonce particulièrement suivi, notamment dans les écoles et les services publics, elle jouit de surcroît d’un soutien populaire conséquent. En effet, selon le baromètre des services publics Odoxa pour la Banque française mutualiste, l’Obs, France Inter et la presse régionale, c’est plus de 70 % des Français (73% exactement) qui soutiennent cette journée de grève, dont les principales revendications concernent le pouvoir d’achat. Dans le sondage, la question posée consistait à savoir si les sondés trouvaient justifié ou non l’appel à une grève pour « l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l’égalité femmes-hommes et un véritable droit à l’éducation et à la formation ».

De manière générale, ce mouvement de grève peut – et doit – servir de levier pour construire la mobilisation et, alors que le gouvernement mis à la défensive après la débâcle de l’acte 18 ne sait comment se dépêtrer du grand débat, œuvrer à la convergence, à la base, avec les Gilets Jaunes.

Si, comme le répète inlassablement Philippe Martinez, la « grève générale » ne se décrète pas, la vapeur était pourtant bien là au cours du 5 février. Il en relève principalement de la responsabilité des directions syndicales, mettant en œuvre une politique de division, sans appel clair à la convergence avec les Gilets Jaunes qui se mobilisent depuis 4 mois pour de [meilleures conditions de vie, pour plus de justice sociale, pour des augmentations des salaires et des pensions de retraites→https://www.revolutionpermanente.fr/Greve-Generale-pour-une-augmentation-generale-des-salaires-et-des-pensions].

Car cette aspiration à la jonction avec le mouvement ouvrier s’était exprimée sur le terrain même de la stratégie à adopter, comme l’illustrent les nombreux appels à la « grève générale illimitée » votés par des Assemblées Générales à Rouen, à Alès, à Lille, ou encore les appels anonymes qui ont viralisé sur les réseaux sociaux. C’est aussi sur le terrain des actions communes que les jonctions se sont opérées à la base entre Gilets jaunes et Gilets rouges : blocages de raffinerie, d’entreprises, du marché de Rungis par exemple.

Ainsi, le 19 mars se doit d’être le moment de cette prise de conscience, alors même que la colère sociale s’exprime toujours massivement avec près de 500 000 manifestants pour faire plier Macron. De la même manière que les colères jaune et verte ont convergé samedi, comme l’exprime le slogan « Fin du monde fin du mois : même coupable, même combat », la colère rouge doit maintenant s’exprimer. Et il ne s’agit plus d’attendre Martinez : le mouvement ouvrier doit prendre ses responsabilités. Il se doit d’entrer en lutte par ses méthodes, celles de la grève, pour donner une continuité aux mobilisations massives du 16 mars.
La colère, de jaune et verte, doit devenir rouge pour défaire Macron, avec un soutien populaire important, qui ne semble pas fléchir, accordé aux Gilets Jaunes après plus de 4 mois de mobilisation, et aujourd’hui un soutien massif à la journée de grève.




Mots-clés

Gilets jaunes   /    Solidaires   /    Grève   /    FO   /    CGT   /    Syndicat   /    Politique