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Notre classe

Qui paiera la dette des vies brisées ?

« Leur dette, nos morts ». La colère d’un cheminot après la mort d’un ouvrier sous le RER A

Alors que l’actualité nous gave d’infos sur la dette que nos dirigeants veulent nous faire payer alors que ce n’est pas la nôtre, un nouvel accident a emporté l’un des nôtres.

Lundi matin, à 5h, « la France qui se lève tôt » comme nous le répètent les ministres, était déjà au travail sur les voies du RER A, dans la banlieue Est de Paris en secteur RATP. Elle mourrait tôt.

Deux ouvriers de l’entreprise Colas Rail sont percutés par une rame RER, l’un d’eux sera blessé gravement, l’autre perdra la vie, au travail, comme tant d’autres avant lui. Imaginons un instant dans quel état se trouve la conductrice du RER également...

Le bilan est terrible mais, pour les patrons du ferroviaire, RATP, SNCF et leurs innombrables filiales et sous-traitants ne sont que des chiffres. Un chiffre balayé par un autre dans leur esprit, celui de l’économie qu’ils réalisent depuis des années par le jeu de la sous-traitance. Depuis des années sur les chantiers, il y a de moins en moins de personnels formés aux risques ferroviaires, nos patrons mettent en dangers nos collègues en connaissance de cause, dans le seul but d’encaisser un maximum de profits. C’est là aussi tout leur objectif, ils l’écrivent noir sur blanc dans leur projet de réforme de la SNCF.

Nos collègues militants à la RATP ont immédiatement mis toute leur énergie pour faire éclater la vérité au travers de l’enquête CHSCT - ces mêmes CHSCT qui disparaissent progressivement avec la loi travail de Macron.

Nous, cheminots de la SNCF, salariés de la RATP, ou du privé avons les mêmes intérêts, et les mêmes ennemis en face de nous. S’il y a bien une dette qu’il faudra payer, c’est celle des vies brisées de nos collègues par nos patrons.




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