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Notre classe

#NosViesPasLeursProfits

Licencié ? Obligé de bosser ? Confronté au manque de moyens dans la santé ? Envoie-nous ton témoignage !

Alors que l’épidémie s’étend en France et que Macron parle d'union sacrée, travailleurs, précaires, soignants, sommes confrontés de plein de fouet aux conséquences du coronavirus. Refus d'arrêter le travail, licenciements, manque de mesures d'hygiène, manque de moyens dans la santé, nous souhaitons recueillir les témoignages de celles et ceux qui sont en première ligne face à l'épidémie et à ses conséquences.

lundi 16 mars

En appelant à « l’union nationale », Emmanuel Macron a tenté de rassurer les travailleur.euses en promettant soutien aux personnels soignants, et chômage partiel sans perte de salaire (aux frais de l’Etat !) pour les autres.

La réalité est bien différente : licenciements, chômage partiel sans maintien du salaire, maintien du travail sans mesure d’hygiènes, non-renouvellement des contrats précaires, tandis que le manque de moyens dans les hôpitaux n’a jamais été aussi flagrant, les personnels n’étant même pas encore tous équipés de masques respiratoires.

Alors que le gouvernement ferme les commerces et les cafés, les usines et des entreprises de restauration restent ouvertes au mépris de la santé des salarié.es. Le patronat a tous les droits (maintenir la production, la freiner, mettre au chômage partiel payé par les deniers publics etc.). Cette crise sanitaire vient éclairer les limites d’une société capitaliste incapable de s’arrêter pour préserver la santé de la population et de celles et ceux qui travaillent, uniquement animée par le profit et menacée si celui-ci venait à s’arrêter.

Une recherche du profit qui bloque les mesures les plus élémentaires pour faire face à cette épidémie : embauche massive de personnels de santé dont les postes ont été supprimés ces dernières années et fourniture du matériel médical indispensable pour endiguer l’épidémie (tests de dépistage, accueil des patients...), nationalisation des entreprises pharmaceutiques et des cliniques privées sous contrôle des travailleurs et usagers, interdiction des licenciements dans les secteurs touchés par la crise, accès à tous les moyens de protection nécessaire sur les lieux de travail et ouverture d’une campagne de dépistage massive, gratuite et accessible à tous !

Partout, ce sont les mêmes préoccupations qui reviennent :

  • Quels moyens pour les personnels de santé, l’accueil et le traitement des patients ?
  • Qui va s’occuper des enfants maintenant que les écoles sont fermées ? Quel suivi pour les élèves ? Les profs doivent-ils assurer un service minimum et se rendre au travail ?
  • Quelles mesures sont prises pour les salariés qui doivent continuer à travailler ? Mon travail est-il essentiel pour faire face à l’épidémie ?
  • Quelles mesures en cas de perte d’emploi ? Quelle garantie de maintien de salaire en cas de chômage partiel ? Que faire si je suis menacé d’expulsion de mon logement ?
  • Que faire si mon travail est maintenu sans aucune mesure d’hygiène ? Ai-je le droit d’exercer mon droit de retrait ?
  • Le personnel des transports publics est particulièrement exposé (comme témoigne un travailleur de la RATP), quelles mesures sont mises en œuvre ?

Les mesures prises par le gouvernement sont contradictoires et mettent en danger de nombreux travailleurs . Un étudiant, témoigne « ma fac est fermée , mais mon entreprise m’impose de travailler plus » alors même que les conditions sanitaires ne sont pas réunies.

Si tu fais aussi face à ces situations, envoie-nous textes, vidéos, audios, photos pour raconter comment le coronavirus impacte ton travail et ton quotidien, par mail à siterevolutionpermanente@gmail.com.




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