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Répression patronale

Licenciements, convocations : Amazon traque ses salariés solidaires des Gilets Jaunes

Alors que deux salariés travaillant dans le Nord ont été licenciés par la firme pour avoir appelé à bloquer leur usine, ce sont maintenant cinq employés de Montélimar qui sont convoqués pour avoir soutenu le mouvement des Gilets Jaunes.

mardi 15 janvier

Crédit photo:DR

Une traque : il n’y a pas d’autre mot pour qualifier le sort qu’Amazon réserve à ses employés. Tout a commencé il y a quelques jours lorsqu’on a appris que deux travailleurs de la plate-forme de Lauwin-Planque, dans le Nord, avaient été licenciés pour faute grave, sans préavis ni indemnité. Ceux-ci s’étaient rendus coupables d’avoir appelé à bloquer leur site. Cela est d’autant plus inquiétant que l’appel avait été lancé sur leur profil Facebook personnel, auquel Amazon n’était pas censé avoir accès, et qui n’est pas considéré comme un espace « public ».

Rebelote ce lundi 14 janvier, on apprend cette fois que cinq salariés ont été convoqués sur le site de Montélimar. On ne connaît pas encore les faits précis ni les sanctions encourues. Mais ceux-ci sont accusés par Amazon d’avoir soutenu le mouvement des Gilets Jaunes sur les réseaux sociaux. C’est donc une grande cabale qui est actuellement menée par la boite. Celle-ci cherche à faire des exemples et intimider pour éviter que cela donne des idées à d’autres salariés.

La firme transnationale est de fait dans le collimateur des Gilets Jaunes. Amazon est en effet connu pour imposer des conditions de travail particulièrement difficiles à ses employés, mais aussi pour monter des dispositifs financiers afin d’éviter d’avoir à payer des impôts en France. A plusieurs reprises, des appels à bloquer les entrepôts ont circulé sur les réseaux sociaux et des tentatives ont été faites, à chaque fois stoppées par les forces de répression.

Cela exprime également une tendance à l’œuvre : la contamination progressive du mouvement des Gilets Jaunes dans les entreprises, et ce malgré l’attitude scandaleuse des directions du mouvement ouvrier. Pour l’instant, seule la CFDT – dont le secrétaire général Laurent Berger déteste les Gilets Jaunes – a réagi à ces affaires, disant « surveiller la situation ».

Il faudra bien plus que ça pour faire reculer Amazon. Il est urgent que les syndicats se saisissent de ces affaires pour défendre les salariés incriminés et organiser la contre-offensive contre cette répression patronale scandaleuse. Ce serait l’occasion de faire grandir encore plus le mouvement des Gilets Jaunes, qui a connu un nouveau rebond samedi dernier.




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