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Répression

Lille. 5 Gilets jaunes en soutien aux soignants du CHU en garde à vue

Ce vendredi à Lille, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Nicole Belloubet, ministre de la justice, étaient en visite au CHU de Lille. Les soignants du CHU ont profité de l'occasion pour se rassembler et dénoncer leurs conditions de travail déplorables, et la destruction croissante du service public de la santé. Alors que le rassemblement se déroulait de manière pacifique, 5 gilets jaune venus en soutien se sont fait interpellés et sont actuellement en garde à vue.

vendredi 22 février

La visite inaugurale d’Agnès Buzyn et de Nicole Belloubet au CHU de Lille était une occasion opportune pour le personnel soignant de se rassembler pour faire entendre leur colère. Les syndicats hospitaliers ont appelé à se rassemblement pour dénoncer leur conditions de travail dégradantes et interpeller les ministres sur la dégradation du service public de santé. En effet, les conditions de travail dans le milieu hospitalier sont de plus en plus dégradées : manque de moyens, manque de personnels…

La politique d’austérité et de sous-investissement menés d’une main de fer par Macron et Agnès Buzyn, et ce malgré sa tentative d’enfumage d’un « Plan Santé », condamnent des milliers de soignants à une situation de précarité extrême et insoutenable. Plusieurs secteurs du milieu hospitalier se sont d’ailleurs mis en grève depuis le début de l’année, reflétant le véritable ras-le-bol et malaise qui court dans ce secteur.

Des gilets jaune ont relayé l’appel des syndicats, et ont souhaité converger avec ce rassemblement, en se rendant sur place pour soutenir le personnel hospitalier. Alors que le rassemblement se déroulait dans le calme et la musique, un lourd dispositif policier était déployé : matraques, bombes et spray lacrymogènes, flashballs… Si le calme a duré un peu, il a duré trop peu. Cinq gilets jaunes ont fait une chaine humaine pour séparer le bloc de CRS du bloc de soignants, et il n’en a pas fallu davantage pour que les CRS chargent avec violence sur les cinq individus.

A l’heure actuelle, ces cinq personnes sont en garde à vue, suite à des interpellations musclées. La répression ne cesse de se renforcer, et le nombre de détenus ne cesse d’augmenter. La justice enferme en masse des manifestants qui ont juste le tort de relever la tête, et ce alors que les policiers à l’origine des blessures et mutilations irréversibles jouissent d’une impunité totale. Depuis le début du mouvement des gilets jaune, le bilan (au 14 février) est de 1 800 manifestants condamnés par la justice et 1 500 encore en attente de jugement.

Ce jeudi, à Toulouse, avait d’ailleurs lieu un rassemblement devant la maison d’arrêt de Seysses pour demander la liberté et l’amnistie des détenus du mouvement. Cette action s’inscrit dans un contexte de répression brutale et d’injustice profonde ,qui met à nu la réalité de lu rôle des forces de l’ordre et de la justice. Dans ce contexte, il est nécessaire d’exiger l’abandon de toutes les poursuites contre les gilets jaune, et de lutter contre la répression policière et judiciaire exercée sur les acteurs du mouvement.




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