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Grève du 10 décembre

Lille : la mobilisation continue, la répression frappe encore

20 000 personnes ont défilé dans les rues de Lille selon la CGT. Preuve que le mobilisation ne faiblit pas et que la détermination est toujours au rendez-vous. En fin de manifestation, la police a un fois de plus réprimé les manifestants.

mercredi 11 décembre 2019

Après 6 jours de mobilisation, la manifestation lilloise comme dans de nombreuses autres villes, a été massive. Jeudi, l’ambiance était électrique. Ce mardi, c’était l’ambiance d’une mobilisation qui peut s’ancrer dans la durée. Plusieurs secteurs ont pris part à la manifestation, des pompiers en tête de cortège à l’éducation nationale, en passant par les cheminots. Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, Unef, CNT) étaient représentées, ainsi que plusieurs partis politiques (LO, NPA, FI, PCF). En tout, ce sont près de 20 000 personnes qui se sont rassemblées à 14h30 à la Porte de Paris et qui ont défilé dans les rues.

Un cortège de jeunes, regroupant des lycéens ayant manifesté la matin et subit la répression policière et des étudiants suivait le cortège CGT en tête de la manifestation, et faisait résonner des slogans combatifs contre la précarité et l’avenir que nous réserve ce gouvernement, mais aussi pour la grève générale. En référence à la répression des lycéens de Mantes-la-Jolie survenue il y a maintenant un an, et devenue un véritable symbole de la brutalité des violences policières, le cortège s’est mis à genoux les mains sur la tête en arrivant en centre ville.

La manifestation lilloise avait aujourd’hui pour particularité de regrouper dans le cortège de la FSU des banderoles de différents établissements de la métropole, dans lesquels un nombre conséquent de professeurs étaient aujourd’hui en grève comme les lycées Montebello, Faidherbe ou Kernanec venus combattre la réforme des retraites sous leur propre couleur en fédérant leurs établissements.

Arrivé au niveau du théâtre Sébastopol, à une rue de la fin du parcours déposé place de la République, des affrontements entre manifestants et force de répression ont eu lieu. Cela semble devenir une tradition, à Lille, de ne pas laisser la manifestation se terminer normalement. Une bonne partie des cortèges n’étaient pas encore parvenu à la fin du parcours que la dissolution de la manifestation était purement et simplement décrêtée. Le cortège, comme la semaine dernière, a été coupé en deux par la police, entre ceux et celles qui avaient pu rejoindre la place et les autres, et la circulation sur l’axe emprunté par la manifestation était ré-autorisée. Une première sommation plus tard, et les tirs de grenades lacrymogènes pleuvaient. Puis, dans la confusion qui règnait alors, la police a chargé les manifestants restés coupés de la fin du parcours.Plusieurs personnes ont été interpellées, dont un étudiant de Lille 3. Une personne a également été traînée au sol par la police, et un reporter jeté à terre. Comme jeudi dernier, où la répression avait été très forte au même endroit, la manifestation a été dispersée de manière brutale.

On retiendra de cette journée que malgré la répression policière, la mobilisation reste très grande à Lille et dans le Nord-Pas-de-Calais. Des chiffres en légère baisse par rapport au coup d’envoi de jeudi dernier, mais une très grande détermination, intacte, à faire reculer le gouvernement.




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