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Massacre de l’emploi

Liquidation d’Office Dépôt. 963 emplois supprimés dans l’un des plus gros plans sociaux de ces dernières années

Office Dépôt, entreprise spécialisée dans les fournitures de bureau, a été liquidée mardi 28 septembre. 963 emplois sont supprimés dans ce qui est l'un des plus gros plans sociaux du quinquennat Macron. Un massacre pour l'emploi rendu possible par le rachat de l'entreprise par des fonds spéculatifs.

mercredi 29 septembre

Crédits photo : AFP

L’annonce est tombée ce mardi : 963 personnes vont perdre leur poste à Office Dépôt, soit deux tiers des salarié.e.s de l’entreprise. Il s’agit de 200 commerciaux, 200 livreurs, 200 préparateurs de commandes et plus de 350 personnes des services supports qui travaillaient sur les sites de l’Oise, de Villepinte (Seine-Saint-Denis), du Loiret et des Bouches-du-Rhône. Un véritable massacre de l’emploi, dans le plan social le plus lourd des cinq dernières années.
En cause, le rachat d’Office Dépôt, liquidé par le tribunal de Lille ce mardi 28 septembre 2021, par l’entreprise allemande Alkor. Cette dernière a choisi de ne garder que la branche « retail », celle qui s’occupe des magasins, et donc de supprimer tous les autres postes.

Depuis 2017, l’entreprise était entre les mains du fond d’investissement allemand Aurelius, qui a imposé un management brutal contre les salarié.e.s. Un responsable que les travailleurs avait clairement identifié, en témoigne le slogan, « Office Dépôt France victime du fonds vautour Aurelius », sur les pancartes des salarié.e .s lors du rassemblement mardi devant le tribunal.

Ces derniers dénoncent aussi l’inaction du gouvernement face à la gestion calamiteuse de l’entreprise depuis 2017 de la part de Aurelius et veulent entreprendre des nouvelles démarches juridiques. Céline Pares, avocate du CSE, annonce alors que « Nous entamerons dès janvier 2022 une action auprès du tribunal judiciaire en responsabilité délictuelle pour faire reconnaître la responsabilité d’Aurelius dans la déconfiture d’Office Dépôt France. ».

Une mobilisation sur le terrain judiciaire, qui ne peut-être qu’un début, tant l’attaque est violente.
Dans un contexte de licenciements massifs depuis le début de la crise sanitaire et économique, dont la lutte de Grandpuits est un exemple, il ne faut pas céder face aux attaques patronales mais s’organiser, et par l’imposition d’un rapport de force, batailler contre toutes suppressions d’emplois.




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