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Misère sociale

Logements précaires. Les salariés de FPS revendiquent le droit à un toit et à la dignité

Rassemblés ce mardi matin à 8h30 devant le siège social d’Action Logement Service, les salariés de Fiducial Private Security, dénoncent la réforme du Logement et du 1% patronal qui les précarise toujours plus.

mardi 29 juin

Ce mardi matin à 8 heures 30, devant le siège social d’Action Logement Service, à quelques minutes de la gare d’Austerlitz, se sont réunis les salariés de Fiducial Private Security, une entreprise qui gère la sécurité des biens et de personnes, pour protester contre leur direction qui ne leur donne pas un accès au logement décent.

Ils dénoncent la nouvelle réforme du 1% patronal, qui les précarise encore plus. Selon le communiqué de la CGT FPS, cette réforme empêche les employés à faible revenu de trouver un logement dans Paris en raison de la faiblesse de leur situation professionnelle, ce qui les oblige à chercher dans la banlieue, souvent à plus d’une heure de trajet de leur lieu de travail. De fait ce système permet au patronat de faire des économies, ils peuvent réduire leur coût d’investissement dans l’aide à la recherche de logement tout en n’augmentant pas les salaires, les travailleurs se retrouvent donc avec moins d’aides et des salaires toujours aussi bas.

Les salariés se retrouvent dans des conditions de vie déplorables comme en témoigne Djamel, délégué syndical CGT et travailleur à FPS : Certains salariés dorment dans des toilettes, des salles de bain, des voitures... On ne peut pas accepter ça. Si on est là aujourd’hui, c’est parce qu’il y a un malaise, il y a un problème réel."

Reçu par deux responsables aujourd’hui, vers 10h, les travailleurs revendiquent des logements dignes pour tous, notamment en passant par un accueil physique pour apporter de l’aide lors de la recherche de logement. De fait, aujourd’hui toutes les recherches se font via les plateformes en lignes dédiées aux travailleurs de cette entreprise, il est donc pratiquement impossible d’avoir à faire à une personne compétente, ils sont livrés à eux même. Hors, nombre d’entre eux ne maîtrisent pas du tout internet, la précarité numérique est un réel handicap dans cette situation comme l’explique Karim, délégué syndical CGT FPS : "grand nombre de collègues ne maîtrisent pas l’outil informatique, on a pas les moyens d’avoir un matériel de qualité, on doit aller au taxiphone. C’est très compliqué".

Comme le souligne Djamel : "Nous les agents de sécurités, on a honoré notre mission durant le confinement, mais on a pas été remerciés, on n’a même pas le droit au logement. [...] On va rien lâcher ! Et on veut pas de rencontre avec le CSE qui ne brasse que du vent".

A l’heure où la région d’île de France compte 400 000 logements vacants, et où l’entreprise FPS fait plus de cent million d’euros de chiffre d’affaire (128 611 824 € en 2019), cette journée de grève est la nouvelle illustration du mépris des classes dirigeantes envers ceux qui n’ont jamais cessé de travailler pendant la pandémie, ceux qui étaient en “première ligne” et qui ont été tant applaudis.




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