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Ecologie

« Lubrizol coupable, Etat complice » : deux mois après, les rouennais restent mobilisés

Autour d'un collectif qui s'est organisé depuis l'incendie de septembre dernier, une manifestation a eu lieu mardi 26 novembre à Rouen pour réclamer une véritable transparence et mettre fin à l'impunité.

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Crédit photo : Lou Benoist / AFP

Depuis septembre, et alors que les patrons de l’usine Lubrizol envisagent la reprise partielle de leurs activités, les habitants de Rouen et de sa périphérie réclament des informations sur les risques associés à l’incendie, un suivi médical et des indemnisations conséquentes. Mais pour l’instant, l’Etat laisse l’usine gérer elle-même les difficultés et celle-ci n’est pas en reste de stratégies pour éviter d’ouvrir les dossiers brûlants.

Les conditions posées par les patrons de Lubrizol pour faire une demande d’indemnisation relèvent du chantage pur et simple : pour déposer un dossier, il faut au préalable renoncer à toute poursuite judiciaire. Une belle manière d’éviter la transparence que les habitants réclament, notamment sur la nature des produits chimiques qui ont brûlé sur toute la ville en septembre. En déléguant à Lubrizol la responsabilité des suites de l’incendie, l’Etat couvre donc les pratiques juridiques quasi-mafieuses de la direction de l’usine.

C’est contre cette situation que le collectif unitaire Lubrizol, réunissant syndicats, associations, habitants, se mobilise. Mardi une manifestation était organisée à son initiative qui a réunie 300 personnes, qui ont marché jusqu’aux grilles de l’entreprise, derrière une banderole « Lubrizol coupable, État complice ».

Deux mois après l’incendie, ce collectif et ses militants exigent une véritable transparence et un suivi de la population à la hauteur du danger. « Parmi les préoccupations du collectif : le suivi sanitaire de la population, la mise à disposition en temps réel de toutes les données du dossier par les services de l’État, la mise en place d’un seul PPRT (plan de prévention de risques technologiques) sur la rive gauche, au lieu de trois différents actuellement, l’évaluation de la question de la sous-traitance… » synthétise Ouest France.

L’incendie de Lubrizol est exemplaire des dangers que comporte la gestion par des entreprises privées d’industries dangereuses, mais aussi de la complicité de l’Etat lorsque celles-ci sont mises en cause. Pour le gouvernement Macron, qui aime à se présenter comme écolo, la gestion du dossier Lubrizol démontre qu’il n’y a rien à attendre d’un gouvernement qui se préoccupe uniquement des intérêts des patrons en matière de crise climatique. Face à cette situation, l’organisation et la lutte menée par le Collectif unitaire Lubrizol est un outil important pour en finir avec l’impunité de l’entreprise.


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