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Amiens

Macron à Whirlpool : une insulte pour les licenciés

En visite à Amiens, Macron a fait un passage a l'usine Whirlpool. Très en difficulté à l’approche du 5 décembre, le président monte au créneau. Mais les ex-salariés de l'entreprise, les syndicalistes, les Gilets jaunes et l'ensemble du monde du travail ne vont pas se laisser faire.

samedi 23 novembre

En visite à Amiens, Macron a fait un passage à l’usine Whirlpool pour rencontrer les salariés licenciés. Ceux-ci étaient en colère. En 2017, l’enjeu pour Macron était de surfer sur la lutte des Whirlpool. De même pour Marine Le Pen, qui dans le cadre des délocalisations mettait en avant qu’elle était en guerre contre le mondialisme – étant donné que l’usine sera délocalisée en Pologne.

Mais ni l’un ni l’autre n’a sauvé d’emploi chez Whirlpool, et ce après 2 ans où les salariés ont été dans une situation dramatique. C’est même tout le contraire qui s’est produit : aucun travailleur de Whirlpool n’a retrouvé d’emploi.

Le repreneur, WN, qui avait bénéficié d’une aide de l’état de 4 millions à l’époque, a déposé le bilan en 2019 en licenciant 182 salariés – dont des salariés de Whirlpool qui ont cru au repreneur.

Pour la plupart des usines sur la fermeture, la politique des repreneurs a toujours été un fiasco, avec une fermeture à la clé, où au moins une partie des salariés reste sur le carreau. Ce sont les conséquences quand on passe plus de temps à chercher un repreneur, passant à coté d’un plan de bataille pour sauver les emplois et regrouper au niveau national toutes les forces pour mener cette lutte avec l’ensemble de la classe ouvrière.

Macron, à l’offensive, tente un bilan auprès des salariés

« Macron dans l’arène » disent tout les médias dominants. Dans les discussions houleuses, entouré de salariés et syndicalistes qui se sont fait tromper par Macron et ses promesses électorales, le président y a été de ses phrases toutes faites pour justifier l’injustifiable. « Tout a été fait et vérifié et je n’ai aucun regret » ; « ce n’est pas l’État qui embauche les gens quand les choses vont mal » ; « je ne vous ai jamais promis que l’usine ne fermerait pas ». Un syndicaliste de la CFDT a clairement dit à Macron qu’il regrettait tous les jours d’avoir signé l’accord pour la reprise de l’usine par l’entreprise WN, pour au final se retrouver au chômage un an plus tard.

Une manifestation de Gilets jaunes et de syndicalistes repoussée par les CRS

Comme à chaque fois que Macron fait un déplacement, des mobilisations ont eu lieu. Mais aussi tout un déploiement de répression pour empêcher toute possibilité de lui dire tout le bien qu’on pense de ses réformes. Cependant, les choses peuvent changer vite dans les semaines qui viennent.

Macron, en difficulté à l’approche du 5 décembre, monte au créneau

Aujourd’hui, Macron et le gouvernement veulent se montrer intraitables. La tension est vive et la bourgeoisie a besoin d’être rassurée sur le fait que Macron ira bien au bout des ses réformes.

Les réformes qui massacrent les chômeurs, les étudiants qui vivent dans une précarité qui tue, etc. Tout cela fait partie d’un plan ultralibéral que Macron veut imposer par la force. À voir les plans qui sont en train d’être mis en place à la SNCF et à la RATP, le gouvernement et le patronat ont bien pris en compte la nouvelle situation qui va s’ouvrir.

La question, c’est celle de mettre en place un plan de bataille pour gagner. Cela doit devenir la principale tâche des syndicalistes combattifs et des révolutionnaires afin de changer la donne pour la classe ouvrière et la jeunesse contre la bourgeoisie en France et dans le monde.

Crédit photo : Révolution Permanente




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