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Politique

Affaire Michel Zecler

Macron « choqué » par les images de Michel passé à tabac : il aurait préféré les flouter !

D’après son entourage, Macron aurait été « très choqué » par les violences et le racisme des policiers dans l'affaire Michel Zecler. Une déclaration totalement hypocrite de la part du bourreau des Gilets Jaunes, qui cherche avant tout à calmer la colère pour éviter que la contestation à l'encontre de l'offensive sécuritaire ne prenne encore plus d'ampleur.

samedi 28 novembre 2020

Emmanuel Macron peut se dire choqué, ce n’est pourtant pas les occasions qui ont manqué depuis son arrivée au pouvoir, d’assister à de telles scènes de violences. Si les répressions policières structurelles sont vécues depuis des années par les habitants des quartiers populaires, et ne représentent pas une nouveauté du macronisme, le dernier quinquennat a connu une extension importante de ces violences à l’encontre des mouvements de contestation sociale. Les Gilets Jaunes ont notamment été victime d’une répression à large échelle. Les chiffres sont particulièrement parlants : 2.000 à 3.000 blessés dont 82 graves, 17 éborgnés et quatre mains arrachées, selon le recensement de David Dufresne et du collectif ‘’Désarmons-les !’’. Pourtant ces violences, répétées tous les samedis pendant plus d’un an, n’ont pas réussi à retenir l’attention de Macron, de la même façon que les nombreuses agressions policières déplorées pendant le premier confinement dans les banlieues. Pourtant, les images ne manquent pas.

Emmanuel Macron, champion des violences policières

Qu’on pense aux Gilets Jaunes tabassés dans un Burger King au soir de l’acte III, au manifestant bordelais touché d’une balle de LBD dans le crâne alors qu’il était de dos, ou de Manu, Gilet Jaune éborgné le 17 novembre 2019 pour le premier anniversaire du mouvement. Autant de drames qui ont été filmés et n’ont pourtant ni ému ni choqué le Président. Au contraire, tous les macronistes n’ont cessé de contester l’expression de « violences policières » apportant un soutien sans faille aux forces de l’ordre, et allant jusqu’à nier que la mort de Zineb Redouane, une femme de 83 ans visée par une grenade depuis son balcon, ait été liée à l’intervention de la police.

Ces manifestants, des Gilets jaunes aux grévistes de la RATP mobilisés contre la réforme des retraites, n’ont reçu comme unique réponse que le gaz et la matraque. L’usage de la force a été tel que même l’ONU a été forcée de dénoncer la gestion du maintien de l’ordre en France. Si Macron n’a rien vu de ces violences policières et les a toujours niées, c’est parce que pendant son mandant particulièrement, les forces de l’ordre ont été ses meilleurs alliées pour mater la forte contestation sociale.

Amplifier la contestation contre l’offensive sécuritaire

Dans un contexte de forte colère contre les lois liberticides et après une grande mobilisation contre les violences policières au printemps dernier, le gouvernement tente aujourd’hui à tout prix de calmer le jeu. Depuis une semaine les vidéos des migrants violemment réprimés sur la place de la République ou encore la diffusion des images insoutenables de l’agression raciste de policiers sur Michel Zecler ont provoqué la consternation générale dans un contexte déjà tendu par le passage de la loi Sécurité Globale. En effet, ces vidéos tombent au pire moment pour le gouvernement alors qu’il fait voter une loi qui interdit de filmer la police.

Contre les violences policières et contre la Loi Sécurité Globale c’est dans la rue et par le rapport de force que nous pourrons faire reculer ce gouvernement et sa police, dès Samedi à 14h, Place de La République.




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