^

Politique

Ecologie bourgeoise

Macron écolo : éteindre l’incendie avec un verre d’eau

Alors que la liste LREM pour les européennes se veut ''verte'', et que l'écologie était un des grands thèmes du grand débat, Macron se contente d'annoncer deux nouvelles instances dédiées à l'écologie lors de sa conférence de presse.

vendredi 26 avril

Ces derniers mois, les marches pour le climat qui ont rassemblé des dizaines de milliers de jeunes, ainsi que le mouvement des Gilets Jaunes qui a aussi mis en avant des revendications climatiques, ont placé la crise écologique au cœur des débats. Toutefois, il aura fallu attendre plus de quarante minutes pour que Macron mentionne la question écologique, qui était pourtant l’un des thèmes forts qu’il avait voulu mettre en avant pour son grand débat national.

Qualifiant la transition écologique de « la plus urgente et impérieuse », Macron se prête une sensibilité aux revendications des jeunes mobilisés pour le climat : « l’état d’urgence climatique, il est là, notre jeunesse nous le dit, à chaque instant ». Mais, sans surprise, derrière ce discours « vert » , aucune mesure concrète n’est annoncée. Visiblement, Macron entend résoudre la crise écologique par la création de deux nouvelles instances.

Ainsi, il annonce la création d’un conseil de défense écologique, visant à « mettre au cœur de toutes nos politiques le changement climatique », et celle d’une « convention citoyenne » de 150 citoyens tirés au sort, qui doit « redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements, pour les rendre plus efficaces ». Un moyen d’avoir l’air de répondre, à moindre coût, voire avec beaucoup de sarcasme et de mépris, à la question écologique et démocratique.

Pourtant Macron et sa liste « Renaissance » pour les européennes, se voudraient à la pointe des questions écologiques. L’écologie serait le troisième sujet de préoccupation des Français à propos de l’Europe selon un sondage Ipsos - « Le Monde », c’est pourquoi les macronistes ont choisi de se la jouer écolo aux européennes, notamment en plaçant Pascal Canfin, ancien directeur de WWF (monument du greenwashing à la sauce ONG), en tête de liste pour « verdir » le casting d’une liste dont les financements témoignent de l’anti-écologie profonde.

Crédits photo : PHILIPPE WOJAZER / AFP




Mots-clés

Grand Débat   /    Gilets jaunes   /    Ecologie   /    Emmanuel Macron   /    Politique