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Macron et Sarkozy voyagent ensemble et renforcent leur relation

Dimanche 31 mars, Macron et Sarkozy seront ensemble en Haute-Savoie, pour commémorer le 75e anniversaire des combats du plateau des Glières, haut lieu de la Résistance.

jeudi 28 mars

Crédits photo : Damien MEYER / AFP

L’Élysée a confirmé au Figaro que les deux hommes voyageront ensemble. Pendant la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, alors candidat UMP, avait promis de s’y rendre tous les ans. Le plateau des Glières est depuis devenu une sorte de lieu de pèlerinage pour lui. Et bien que le récit héroïque que l’on a fait de la “première bataille de la Résistance” soit aujourd’hui largement nuancé par les historiens, cela n’empêche pas Emmanuel Macron de suivre l’exemple de son prédécesseur.

Macron et Sarkozy ne cachent plus leur amitié. Le président a reçu son prédécesseur à l’Élysée, en décembre, pour lui demander conseil sur la crise des Gilets Jaunes. Lors de ses annonces du 10 décembre, il a d’ailleurs repris plusieurs “classiques” du sarkozysme, dont la fameuse défiscalisation des heures supplémentaires. "Ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui se convertit au macronisme, mais Emmanuel Macron qui se convertit au sarkozysme", s’est félicité le député LR Philippe Gosselin.

Nicolas Sarkozy se montre tout aussi bienveillant envers le Président. À propos de sa gestion de la mobilisation des Gilets Jaunes, il a déclaré à Midi Libre : "M. Macron fait ce qu’il peut et je veux aider mon pays, je ne le critiquerai nullement."

Un rapprochement qui semble profiter aux deux hommes. Sarko profite de sa proximité avec le Président pour s’assurer un pied dans la « cour des grands », lui qui a subi une raclée à la primaire de droite de 2017 et ne fait plus parler de lui dans les journaux que pour ses affaires en justice. Mais pour Macron aussi l’enjeu est de taille. Au-delà des précieux conseils que peut lui livrer l’ex-Président qui a entre autre eu à faire face au mouvement des banlieues de 2005, à la lutte contre le CPE en 2006 et à la forte mobilisation contre la réforme des retraites en 2011, Macron y voit un précieux atout électoral. En effet pour lui qui cherche à s’ancrer dans l’électorat de droite, profitant de la déroute du parti LR en cherchant à incarner le « parti de l’ordre » face aux Gilets Jaunes, afficher une proximité avec Sarkozy lui permet d’apparaitre dans une une certaine mesure comme héritier de la droite traditionnelle.




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