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"Macron explosion". La justice s’acharne contre la Gilet Jaune, condamnée à 3 mois de sursis

Ce lundi 28 mars, la Gilet Jaune Jocelyne Chassard a été jugée et condamnée à trois mois de prison avec sursis par le Tribunal Correctionnel de Châlons-en-Champagne (Marne) pour « menace de mort » envers Emmanuel Macron ainsi que pour des faits d’outrages envers des enseignantes. Un nouvel exemple de la répression politique exercée par l’Etat.

mercredi 30 mars

Jocelyne Chassard comparaissait au tribunal de Châlons-en-Champagne ce lundi 28 mars à 14h30 alors que deux chefs d’accusations pesaient sur elle.

Le premier date de septembre 2020, lors d’une manifestation de Gilets Jaunes. Alors qu’elle était empêchée d’avancer par un cordon policier pendant une manifestation, Jocelyne Chassard a été filmée en train de crier « Macron destitution, Macron décapitation, Macron explosion. Faut lui exploser la gueule à ce dictateur ! ». Des propos que la Justice qualifie de “menace de mort envers le Président de la République”.

Le deuxième a eu lieu pour des faits d’outrages envers deux enseignantes. Au printemps 2021, Jocelyne Chassard leur aurait reproché à plusieurs reprises de faire porter le masque à leurs élèves de CE1-CE2 lors d’activités physiques en extérieur.

Ce lundi, le Tribunal de Châlons-en-Champagne a ainsi condamné la Gilet Jaune à trois mois de sursis probatoire pendant deux ans. Jocelyne Chassard doit aussi indemniser les victimes et a interdiction d’entrer en contact avec les institutrices et de paraître à proximité de l’école Jules-Ferry de Suippes… Des peines aux couleurs de la répression politique et de la censure pour cette professeur documentaliste qui est militante Gilet Jaune, déjà révoquée de l’Education Nationale après l’altercation relative au port du masque pour les élèves de CE1 pendant les classes d’EPS.

La condamnation de Jocelyne Chassard pour avoir notamment scandé un chant contre Macron pendant une manifestation rappelle celle de militants ayant décroché le portrait du président en 2019.

Quatre ans après le mouvement des Gilets Jaunes, les manifestants continuent d’être réprimés par la Justice et les condamnations s’enchaînent. Plus d’un an après le mouvement, 3204 condamnations avaient été prononcées, dont 2 282 peines de prison ferme ou avec sursis, et 900 peines dites "alternatives".

Une situation qui met d’autant plus en lumière le deux-poids-deux-mesures d’une Justice de classe alors que alors que les policiers impliqués dans l’éborgnement de Jérome Rdrigues ont fait l’objet de peines absolument dérisoires.

Face à ces offensives qui ont pour but de museler et réprimer toute contestation sociale, les organisations du mouvement ouvrier se doivent de faire bloc pour exiger le retrait de toutes les sanctions et condamnations afin d’affirmer un total soutien à Jocelyne Chassard, ainsi qu’à toutes les victimes de la répression d’État.



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