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Jeunesse

Cinq années de plus ? Surtout pas !

Macron, président des jeunes ? Les JAM en campagne pour masquer cinq ans de précarité et répression

Ça y est, les Jeunes avec Macron sont en campagne et ressortent leur rhétorique habituelle autour du « Macron, président des jeunes ». Au Poing Levé, nous pensons que la jeunesse n’a rien à chercher du côté du président des patrons, et défendons une candidature aux couleurs de nos luttes.

jeudi 2 septembre

Macron, président des patrons et de la matraque

Ça y est, les Jeunes avec Macron sont en campagne. Ce jeudi, le mouvement en soutien au président a sorti une affiche rappelant les codes des affiches Netflix et validée par l’exécutif. « Macron, président des jeunes », « Vivement qu’on signe pour 5 saisons de plus », peut-on lire sur l’affiche, dont 50 000 exemplaires doivent être diffusés courant septembre. Et si Macron n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature pour les élections présidentielles, ces affiches marquent quelque part le lancement de la campagne, ou en tout cas de la campagne des JAM, et avec comme objectif premier de présenter Macron comme un candidat « dans son temps », qui ferait de la jeunesse son objectif numéro 1. Les représentants de la majorité, eux, se préparent petit à petit à défendre le bilan de Macron, et Stanislas Guérini a affirmé jeudi dernier au micro de France Inter : « Nous allons faire campagne rapidement pour défendre le bilan » de Macron.

Mais de quel bilan parle-t-on ? De celui qu’essayent de nous faire avaler les Jeunes avec Macron, selon lequel ce dernier serait le président des jeunes et aurait tout fait pour les aider ? Ou de son vrai bilan, à savoir que ses cinq années de mandat se résument à une succession d’attaques envers les travailleurs, les femmes et les jeunes ?

Car en ce qui concerne la jeunesse – et tout le reste d’ailleurs –, Macron n’a pas de quoi se jeter des fleurs. D’un côté, il a fait part de son désintérêt total de la situation de la jeunesse pendant la crise sanitaire, et ce au mépris de la santé psychologique et physique des étudiants notamment. Les files de queue alimentaire et la vague de suicides à l’hiver dernier sont là pour nous rappeler la précarité alarmante et la détresse psychologique des jeunes, trop longtemps banalisées puis aggravées par la crise sanitaire.

De l’autre côté, des réformes précarisantes : Macron, c’est aussi la baisse des APL et la plateforme « Un jeune, une solution » qui, sous de belles paroles et sous couvert de résoudre le chômage dans la jeunesse, a cherché à précariser toujours plus les jeunes en leur proposant des emplois précaires. Un mépris, donc, et une volonté de faire de la jeunesse la variable d’ajustement face à la crise, tout cela en fermant dans le même temps toujours plus les portes de l’université, que ce soit de manière littérale comme pendant la crise sanitaire ou grâce à des réformes sélectives, à l’image de Parcoursup et de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers.

Mais ce bilan peu flatteur ne s’arrête pas là, puisque quand les jeunes sont sortis par milliers dans la rue pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles, le racisme d’État et l’impunité policière comme pendant la Loi Sécurité Globale, Macron a répondu par les gaz lacrymos et la matraque. Bref, peu importe les tentatives de Macron pour redorer son image, nous savons très bien qu’il est tout sauf le président des jeunes, mais bien le président des patrons et de la matraque.

Préparer les combats futurs contre Macron et son monde !

À l’approche de la rentrée, il est presque certain que Macron va multiplier les opérations de communication auprès de la jeunesse, comme il a tenté de le faire avec McFly et Carlito ou ces derniers jours à Marseille. Des coups de com’ qui n’ont qu’un objectif commun : remonter la popularité du président pour pouvoir poursuivre son agenda anti-social, avec la réforme des retraites et la réforme de l’assurance-chômage en tête. Les jeunes, dans ce contexte-là, seront les premiers touchés par ces réformes, et notamment la réforme de l’assurance-chômage qui va conduire à une baisse de 30% des allocations pour les jeunes entrant sur le marché du travail !

Dans ce contexte-là, au Poing Levé, nous pensons que nous n’avons rien à attendre de ce président des patrons, et nous ne sommes pas dupes sur le fait que Macron défend un camp opposé au nôtre. Les Jeunes avec Macron sont de ces jeunes qui défendent un modèle néolibéral, un capitalisme vert, et une sortie individuelle de la crise sanitaire, par la répression et les mesures autoritaires telles que le pass sanitaire, à coup de slogans infantilisants (« Pour partager un bon dessert, seulement besoin du pass sanitaire ! »). Ils défendent ce même président qui est responsable de la précarisation grandissante des jeunes, des files de queue pour des colis alimentaires ahurissantes et de ces centaines de jeunes sans master et avec aucune perspective d’avenir.

Au Poing Levé, nous sommes de ces jeunes qui se sont mobilisés pour un monde meilleur, dans les manifestations féministes contre les violences patriarcales, dans les manifestations écologiques contre la destruction de la planète pour les intérêts capitalistes, dans les luttes antiracistes contre les violences policières et le racisme d’État, et aux côtés du mouvement ouvrier pour que les travailleurs et les classes populaires ne payent pas la crise, et nous voulons combattre Macron et son monde, en préparant les combats qui viennent pour que ça soit aux capitalistes de payer la crise. Dans cette perspective, Le Poing Levé soutient la candidature d’Anasse, jeune ouvrier, pour que nos luttes s’invitent à la présidentielles.




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