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Société

Surprise…

Malgré le maquillage gouvernemental, le chômage toujours en hausse, la misère avec !

Crédits Photos : Pascal Rossignol Cela va commencer à devenir une petite routine gouvernementale : chaque mois, les chiffres du chômage sortent, avec en ce moment une baisse des catégories A. « Baisse du chômage ! » commencent à hurler sur tous les toits députés et ministres. Cependant, aucun mensonge ne cache la triste vérité : il y a plus de chômeurs, plus de précarité, et plus d’argent dans les poches des patrons, qui réclament CICE et aides à l’embauche pour se faire plus de fric sur les attentes des travailleurs.

lundi 26 décembre 2016

Le Pôle Emploi a donc sorti aujourd’hui ses chiffres mensuels, qui confirment la tendance déjà esquissée dans les dernières semaines : le chômage augmente toujours, mais le chômage « à temps plein » baisse. En effet, la classification des chômeurs selon le Pôle Emploi se fait de la manière suivante : A « sans activité » ; B « temps partiel (en dessous de 78h par mois) ; C « temps partiel (au-dessus de 78h » ; D « chômeurs en formation », et la baisse des catégories A permet au gouvernement de clâmer que le chômage baisse. Regardons les chiffres : moins 0,9 % cat.A (soit 2,576 millions de chômeurs) ; plus 0,3 % en cat.B&C (soit 2,72 millions) ; plus 4 % en cat.D (soit 338 000 chômeurs). Au final, c’est près de 5,8 millions de chômeurs qui sont inscrits sur les listes du Pôle Emploi. Il faut de surcroît penser à toutes celles et ceux qui n’y sont pas inscrits, estimant qu’ils trouveront plus vite ailleurs, la qualité de l’agence étant décriée par tous. Une réussite alors ? Une baisse de l’emploi ? Pas des moindres, mais un très joli maquillage qui permet de redorer un tout petit peu le blason tant terni d’Hollande.

Cependant, rendons à César ce qui est à César : Hollande avait promis moins de chômeurs (comprendre en catégorie A), il a réussi ! Cette réussite est cependant due aux multiples maquillages du gouvernement. Tout d’abord, le plan « 500 000 formations » qui vise à augmenter substantiellement le nombre de « chômeurs en formation », le faisant passant de A, B ou C à D. Ce nombre n’a jamais été aussi haut. On pourrait se dire que ces formations pourraient aider les dits chômeurs à mieux trouver du travail ; on ne peut qu’en douter. Non seulement les principaux intéressés se voient proposer des cursus qui n’ont rien à voir avec leurs formations originelles, leurs compétences et leurs envies (et oui, cela compte, tout de même !), mais ils sont aussi dans l’interdiction d’en refuser un certain nombre : il serait radié du Pôle Emploi sinon, et les allocations avec.

Cependant, la baisse du nombre de chômeurs en catégorie A est bien le fait de François Hollande et du gouvernement « socialiste » ; toutes les lois concernant le travail qu’il a fait passer ces dernières années n’ont eu qu’un objectif : flexibiliser et précariser. La baisse des catégories A et l’augmentation des B et C incarne cette réussite : beaucoup plus de travailleurs à mi-temps, tiers-temps et autres quart-temps tous plus précaires les uns que les autres et ne permettant pas de vivre. Les chiffres allemands ou anglais, que font miroiter les commentateurs des journaux du CAC40 en sont l’exemple parfait : moins de chômeurs sans aucun travailleurs, mais une foule immense de précaire vivotant des petits boulots, les missions d’un mois ou deux, cumulant deux voire trois « petits-jobs » pour joindre les deux bouts. Voilà l’avenir que les Fillon, Macron, Valls et autres candidats prétendument de « gauche » ou d’extrême droite veulent nous donner.




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