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Culture et Sport

Chronique football

Malgré les milliards investis, le PSG toujours pas dans la cour des grands

Les milliards ne font pas le bonheur de tous. Ainsi pour le PSG c’est une nouvelle élimination humiliante en Ligue des Champions. La Ligue 1 sera encore une fois une « maigre consolation » pour les parisiens ?

jeudi 7 mars

Crédits photo : LCI

Le Paris Saint-Germain a une nouvelle fois été éliminé dès les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, cette fois-ci par Manchester United. Malgré des dépenses colossales chaque saison, le club détenu par un fonds d’investissement qatari depuis 2011 ne parvient toujours pas à se faire une place dans le gotha européen.

Le Paris Saint-Germain (PSG) a connu une nouvelle grande désillusion ce mercredi soir en Ligue des Champions. Vainqueurs 2 buts à 0 il y a trois semaines en Angleterre à l’issue d’un match maîtrisé, les coéquipiers de Kylian Mbappé se sont inclinés à domicile (1-3) et quittent la compétition.

Un échec retentissant dans le développement du projet de QSI (Qatar Sports Investment), le fonds souverain qatari qui détient le PSG depuis l’été 2011. Cela fait donc plus de huit ans désormais que le petit Etat du Golfe injecte des dizaines de millions d’euros pour bâtir de toutes pièces une équipe censée être capable de remporter la plus prestigieuse des compétitions de clubs, d’où le nouveau slogan du Parc des Princes, « Rêvons plus grand ». Une stratégie qui ne parvient pas à se révéler payante sur le plan sportif, bien au contraire.

Chaque saison, l’équipe parisienne semble même encore un peu plus loin de son rêve. Après quatre éliminations consécutives en quarts de finale (entre 2013 et 2016), voilà que Paris vient de sortir pour la troisième fois de suite dès l’entame de la phase à élimination directe. Après la tristement célèbre remontada de Barcelone il y a deux ans et la maîtrise du Real Madrid l’an passé, c’est face à un autre géant de l’histoire du football européen que Paris a cette fois rendu les armes : Manchester United.

Un colosse qui avait pourtant les pieds d’argile ce mercredi soir puisque pas moins d’une dizaine de joueurs majeurs étaient absents pour les Red Devils (le surnom des Mancuniens). Ce qui ne les a pas empêchés, même dominés dans le jeu, de renverser une situation bien mal embarquée depuis le match aller perdu sur leur pelouse.

Depuis le dramatique épisode de la remontada à Barcelone en mars 2017, Paris a multiplié les investissements pour renforcer son équipe. Après avoir fait exploser les standards en termes de recrutement en se payant successivement Neymar et Mbappé pour plus de 400 millions d’euros à l’été 2017, cette saison a été marquée par l’arrivée d’un nouvel entraîneur prometteur, l’Allemand Thomas Tuchel et de plusieurs joueurs de complément. Le dernier en date est l’Argentin Leandro Paredes, arrivé en janvier dernier pour la modique somme de... 47 millions d’euros, afin de renforcer le milieu de terrain.

Des dépenses qui ne s’avèrent donc toujours pas suffisantes pour concurrencer les clubs historiques et rivaliser avec une équipe au palmarès à faire rougir les Parisiens : 20 titres de champions d’Angleterre et trois Ligues des champions. Car Manchester United, détenu par la richissime famille américaine des Glazer (dont la fortune est estimée à plusieurs milliards de dollars), a longtemps été le club le plus riche du monde – dépassé cette année par le Real Madrid, également éliminée en huitièmes de finale cette année, un autre fiasco milliardaire.

Le plus grand accomplissement des Qataris, à défaut de briller sur la scène européenne, reste donc de régner depuis 6 ans maintenant sur le championnat de France (ainsi que les coupes). Depuis 2014, Paris a remporté 18 des 20 titres mis en jeu à l’échelle nationale, une domination jamais vue dans l’histoire du football français. Quand ses principaux concurrents nationaux que sont Lyon, Marseille ou Monaco – champion de France 2017 à la surprise générale – continuent de s’affaiblir, le PSG empile les millions pour se bâtir une équipe qu’il espère digne de ses ambitions démesurées. Résultat : des tournois nationaux ennuyants, la Ligue 1 est pliée quasiment chaque année à trois mois du terme, au moment même où les Franciliens ont pris l’habitude de connaître une vilaine sortie de route européenne saison après saison...




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