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Malgré plus de 1500 postes supprimés, Légion d’honneur pour l’ex-DG de General Electric

Corinne de Bilbao, directrice générale de General Electric de 2016 à 2019, s’est vue remettre la légion d’honneur accordée par Macron ce 14 juillet en récompense de « 30ans de services ». Celle-ci a pourtant pris part au plan social qui touche le site de Belfort, et à d’autres suppressions d’emplois.

mardi 16 juillet

Alors que son ancien conseiller Hugh Bailey est désormais directeur général de la filiale française, Macron garde le toujours le silence sur les 1000 emplois du site de Belfort, menacés par un plan social violent prévu de longue date par GE.

Or, en pleine bataille pour la préservation de leurs emplois que les salariés de General Electric du site de Belfort, ont eu la surprise ce 14 juillet de voir leur ancienne directrice générale Corinne de Bilbao, récompensé par le Président pour « 30 ans de services » !
S’il ne s’est pas prononcé sur le plan social et sur les manquements de GE à ses promesses, Macron n’a donc pas hésité à accorder la légion d’honneur à Corinne de Bilbao, DG de General Electric entre 2016 et 2019, nouvelle preuve de la connivence entre le gouvernement et les grands patrons, mais surtout, du mépris de l’exécutif pour les salariés menacés de licenciement.
En outre, en récompensant Corinne de Bilbao, Macron ne prime pas seulement une directrice responsable en partie du plan social qui touche actuellement le site de Belfort, et ce même si celui-ci a été annoncé quelques mois après son départ. En effet, comme le rappelle Marianne, sous sa direction, General Electric a mis en œuvre un plan social concernant 350 postes sur le site de Grenoble, ainsi qu’un plan de départ volontaire pour 280 emplois début 2019.
Au total ce sont donc plus de 1500 suppressions d’emplois qu’on peut relier à Corinne de Bilbao, qui, aujourd’hui à la tête de deux grands groupes industriels (Segula Technologie et Vallourec), reçoit les honneurs du gouvernement.

Crédit photo : SEBASTIEN BOZON / AFP/Archives.




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