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Notre classe

Souffrance dans l'éducation

Marche pour Christine Renon. 350 Parents et profs mobilisés contre la casse de l’éducation

La Marche contre l'oubli, pour la jeunesse et l'éducation appelée par un collectif d’enseignants et de parents d’élèves a réuni 350 personnes à Pantin, du carrefour des 4 chemins à l’école Mehul où travaillait et où s’est suicidée Christine Renon il y a un an.

dimanche 27 septembre

Il y a un an, Christine Renon mettait fin à ses jours à l’école Mehul. Dans sa lettre, elle évoquait directement ses conditions de travail comme étant à l’origine de son acte. Son acte avait dés lors mis la lumière sur la souffrance au travail des profs , engendrée par une administration et des conditions de travail de plus en plus dures après des dizaines d’années de réformes néo-libérales.

« Cette marche sert aussi à ça : regarder l’éducation nationale en face ! »

La manifestation de ce samedi, appelée par un collectif d’enseignant et de parents d’élèves, a rassemblé 350 personnes du carrefour des quatre chemins à l’école Mehul. Dans le cortège, étaient présents de nombreux enseignantes et enseignants mais aussi des parents d’élèves, certains venus avec leurs enfants. Parmi les manifestants il y avait également les « mères combattantes » dont les enfants sont morts lors de rixes à proximité des écoles, à l’image de Djadje et Kewi, lycéens à Aubervilliers qui représentent l’autre face de l’abandon de la jeunesse des quartiers.

La manifestation a été suivie de prises de paroles à l’école Mehul de la part des différents organisateurs. « L’accumulation des taches et des contraintes » qui ont poussées Christine Renon au suicide se sont vue empirer avec la crise sanitaire alors que le gouvernement tente de faire diversion en faisant passer les drames pour des actes isolés ou bien à travers des campagnes racistes comme celle sur l’ensauvagement de la société.

Demander des comptes à Blanquer et à l’institution

Comme le souligne Pénélope, parent d’élève et enseignante dans l’école de Christine Renon, la responsabilité de cette mort retombe directement sur Blanquer et la logique à l’œuvre à travers les réformes de l’éducation nationale. C’est au ministre de rendre des comptes alors que l’éducation passe une nouvelle fois au second plan dans le contexte de la crise économique et sanitaire en cours.

Face à la crise sanitaire, il faut des embauches, des moyens, et des centres de dépistage

Cette rentrée 2020 est bien évidement marquée par la crise sanitaire. Contrairement aux annonces de Blanquer en mai, aucune mesure n’a été prise pour alléger les effectifs présents dans les établissements scolaires qui réunissent quotidiennement jusqu’à 1500 élèves. Alors que ces établissements sont passés second en termes de nombre de cluster de covid-19 (derrière les entreprises), les campagnes de tests sont débordées et les Comité Hygiène et Sécurité inexistants, un peu comme si « le covid s’arrêtait à l’entrée des écoles ». Il faut bien sûr augmenter le nombre d’enseignants pour permettre une réduction des effectifs, mais aussi permettre aux professeurs, parents d’élèves et élèves de prendre en main les protocoles sanitaire et ainsi briser l’omerta que l’administration fait régner..




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