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Exproprions-les

Marches pour le climat : rejoins les cortèges anticapitalistes du Poing Levé !

Pendant que les classes populaires subissent de plein fouet les conséquences de la crise climatique, les patrons spéculent sur la planète et s’enrichissent avec l’inflation. Avec Le Poing Levé, nous vous appelons à manifester avec nous lors des marches pour le climat le 23 et 25 septembre pour revendiquer l’expropriation des grands groupes de l’énergie, responsables des catastrophes climatiques et de la montée des prix !

mercredi 21 septembre

Crédit photo : FABRICE COFFRINI - AFP

Canicule, incendies, pluies torrentielles : l’été a été marqué par les conséquences dramatiques de la crise climatique. En Europe, les vagues de chaleur auraient causé 11 000 morts. En France, les images impressionnantes des forêts en feu et des lacs asséchés, en ont été l’expression. Mais aussi les travailleurs, obligés de subir la chaleur malgré les risques pour leur santé et leur vie.

Après les températures records, des pays comme le Pakistan doivent faire face à des inondations sans précédent. En ce moment, des millions d’habitants du Pakistan sont obligés de fuir leurs habitations, laisser leurs terres derrière eux. Au moins 1500 personnes seraient mortes à cause des fortes pluies, qui ont inondé un tiers du pays.

Ces phénomènes sont loin d’être isolés, et la situation ne va faire que s’empirer, comme alertent les derniers rapports du GIEC. Dans ce contexte, le train de vie outrancier d’une poignée de multimillionnaires a légitimement choqué une partie de la population à qui le gouvernement assène de faire des économies d’énergie pendant qu’elle doit faire face aux incendies, aux inondations et au rationnement de l’eau.

Mais loin d’être une simple affaire de consommation et de sobriété énergétique, l’urgence climatique est surtout la conséquence directe de la production des grandes multinationales. Pour engranger des profits chaque année, celles-ci n’hésitent pas à raser les forêts vierges et à polluer les eaux et les sols : preuve en est, 100 entreprises d’énergie fossile sont responsables de 71% des émissions de gaz à effet de serre. Et si le gouvernement est si prompt à donner des conseils pour économiser de l’énergie – à l’instar d’Olivier Véran qui nous rappelait qu’il faut éteindre les lumières en sortant d’une pièce et l’eau du robinet en se brossant les dents – c’est pour mieux couvrir cette réalité : le capitalisme détruit la planète.

Les entreprises polluantes maximisent leurs profits : exproprions les grands groupes de l’énergie !

Cette course aux profits qui détruit la planète est aussi responsable d’une hausse des prix inédite ces derniers mois, accentuée par la guerre en Ukraine et les tensions autour de l’énergie. Encore une fois, alors que le gouvernement explique aux classes populaires qu’il ne faut pas augmenter les salaires pour ne pas aggraver le taux d’inflation, les grands groupes énergétiques engrangent des profits records.

Concrètement, tandis que les factures de gaz augmentent, ENGIE double son bénéfice en un semestre De son côté, Total, premier pollueur de France, a doublé ses bénéfices en moins d’un an, et engrangé 10 milliards de profits en 6 mois, grâce à la hausse des prix du pétrole lié à la guerre en Ukraine. Pour ça, l’entreprise continue de lancer des projets écocides en Afrique, et d’extraire toujours plus d’énergies fossiles.

Derrière un discours d’apaisement, l’exécutif prévoit d’ores et déjà de faire payer la crise aux classes populaires en préservant les profits du patronat. Le 14 septembre, Elisabeth Borne vantait ainsi les bienfaits du « bouclier tarifaire » tout en annonçant l’augmentation de 15% des factures de gaz et d’électricité en janvier. En parallèle, Emmanuel Macron a fustigé à maintes reprises « les profiteurs de guerre » tout en s’attaquant aux plus précaires avec les réformes du RSA et de l’allocation-chômage.

Autrement dit, le gouvernement voudrait que l’on accepte malgré tout que ce soient nos factures de chauffage et d’électricité qui augmentent, pendant que les patrons continuent de faire des profits sur la destruction de l’environnement. Alors que, les universités et les lycées se préparent à baisser le chauffage, voire à remettre les cours en distantiel pour baisser les dépenses d’énergie, il est clair que le problème ne se situe pas là.

Au Poing Levé, nous refusons que ce soient les classes populaires qui paient encore une fois le prix des crises dont le patronat et la bourgeoisie sont responsables.

Mais nous refusons aussi que cette crise énergétique soit une nouvelle excuse pour que les multinationales renforcent le pillage des ressources sous prétexte de fournir de l’énergie cet hiver. Alors que les capitalistes préparent de nouveaux moyens pour s’approprier les ressources dans les pays pauvres, augmentent les recherches de pétrole dans la mer du Nord et les forages de gaz de schistes, il faut mettre un coup d’arrêt à leur gestion catastrophique.

Ces dernières années, nous avons été des centaines de milliers à nous mobiliser pour défendre la planète, à bloquer nos lycées et faire la grève des cours pour le climat, au Poing Levé nous voulons construire une stratégie pour gagner. Alors qu’il est clair que nous ne pouvons rien attendre des gouvernements, nous voulons défendre des perspectives anticapitalistes et révolutionnaires pour renverser la situation. Pour stopper cette machine et opérer une vraie transition énergétique, il faut que les entreprises soient dans les mains de ceux qui les font tourner et qui sont en première ligne des catastrophes climatiques et énergétiques : les travailleurs des grandes entreprises de l’énergie, mais aussi des transports publics, de l’agro-alimentaire, etc.

Pour cela, l’urgence est à l’expropriation de l’ensemble de l’industrie énergétique pour qu’elle puisse être gérée démocratiquement par les travailleurs et la population dans des comités populaires de consommateurs et d’usagers. C’est pour défendre cette revendication que nous manifesterons ce week-end, avec des travailleurs des transports, des raffineurs, des salariés de l’aéronautique, car ce sont eux qui ont la main sur les outils de production pour transformer la société.

Rejoins-nous :

  • Le 23 septembre à Toulouse : rendez-vous 17h Place du Capitole et à Bordeaux, rendez-vous 17h30, Place de la Victoire.
  • Le 25 septembre à Paris : rendez-vous 14h Place du Panthéon. Nous organisons aussi un atelier de préparation de la manifestation vendredi 23/09 à 12h l’Université Paris 8 (Saint Denis).


Mots-clés

crise climatique   /    Réchauffement climatique   /    Grève mondiale pour le climat   /    Changement climatique   /    Manifestation   /    Ecologie   /    Jeunesse