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Politique

Marine Le Pen votera... la loi « anti-casseurs » avec Macron ! Du côté des Gilets jaunes, vraiment ?

Non, ce n’est pas une fake news. Marine Le Pen votera la loi « anti-casseurs » préparée par Macron en réponse aux manifestations des Gilets jaunes. Après avoir affirmé à des multiples reprises soutenir les Gilets jaunes, Marine Le Pen ré affiche soudainement de quel côté elle se situe : l’ordre… dominant !

jeudi 24 janvier

Marine Le Pen a annoncé ce mercredi que son parti le Rassemblement National voterait « probablement » la loi « anti-casseurs » préparée par le gouvernement en réponse à la spontanéité des soulèvements des Gilets jaunes lors des différentes manifestations.

« Oui, probablement on le votera, en assurant qu’il n’est pas utilisé pour être une entrave au droit de manifester pacifiquement dans ce pays », a déclaré Marine Le Pen à la presse à l’Assemblée nationale. « C’est une loi qui va rajouter des possibilités contre les casseurs. On note qu’à chaque fois on a des textes supplémentaires qui ne sont en réalité jamais appliqués », a-t-elle ajoutée.

Terminée donc le silence tactique de Marine Le Pen. Si la présidente du Rassemblement national n’avait pas réagi contre la loi « anti-casseur » dévoilée par Édouard Philippe a dévoilé le 7 janvier, Marine Le Pen finit par prendre position : elle votera pour le texte proposé par le gouvernement visant un tournant autoritaire pour en finir avec la contestation sociale. La présidente du Rassemblement National s’affiche, sans surprise, du côté de l’ordre dominant contre les « casseurs ».

Il faut par ailleurs rappeler que cette loi avait été recyclé de la loi proposée par LR au Sénat pour répondre directement aux journée quasi-insurrectionnelles des Gilets jaunes, le 24 novembre comme le 1 er décembre. De fait, il n’y a pas si longtemps, les différents actes des Gilets jaunes ont montré tout sauf le respect de l’ordre. L’on pouvait même entendre de très nombreux Gilets jaunes qui justifiaient des actions radicales en réponse aux violences des forces de polices.

Pire encore, le problème selon Marine Le Pen, c’est que le texte ne sera pas réellement mis en œuvre. La présidente du Rassemblement nationale s’est même émue que « les black blocks » n’aient pas été dissous suite aux évènements du 1 er mai 2018. On se demande donc que réserve-t-elle à tous ces Gilets jaunes qui appelaient à libérer leur camarades d’une prison à Dijon ? Que dire des Gilets jaunes qui avaient incendiées la préfecture du Puy En Velay ?

Il est évidemment clair que Marine Le Pen joue à plein dans le jeu de Macron pour rétablir un ordre qui fait si peur aux classes dominantes, comme l’illustre le tapis rouge dressé par BFM-TV cette dernière semaine. « Ce que je crains c’est que la volonté de ce texte c’est d’interdire toute manifestation y compris pacifique, et de faire peur », a Marine Le Pen sur CNews. Dès lors, la présidente du Rassemblement Nationale montre sa préoccupation des plus claire pour le retour aux manifestations pacifiques très fonctionnelle à Macron et plus propice à sa campagne des Européennes.

Non, Le Pen n’est manifestement pas du côté des Gilets jaunes et de leur combat. Plus encore, elle ne souhaite pas voir gagner les Gilets jaunes face à Macron. C’est ce qu’exprime notamment le silence d’or de Marine Le Pen sur la question de la grève générale. Cette grève générale est appelée par de nombreux Gilets jaunes dont Eric Drouet comme l’AG des Gilets jaunes de Rouen. Coïncidence ou somme toute logique ?




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