^

Politique

Après la forte répression du 5 avril

Martinez, Mailly : dites un mot. Dénoncez la répression de la jeunesse mobilisée !

Ce 5 avril, nouvelle journée nationale de manifestation de la jeunesse, a été sujet d’une répression brutale et industrielle des étudiant-es-s et lycéen-nes-s mobilisé-es-s contre la loi Travail. Sur fond de violences policières, ce sont plus de 160 jeunes qui ont été interpellés au cours des différentes manifestations étudiantes et surtout lycéennes. Pourtant alors qu’il s’agirait pour l’ensemble des organisations de jeunesse et les directions syndicales « contestataires » de faire front pour dénoncer la répression musclée de Hollande et de ses forces de polices, ni même William Martinet, président de l’UNEF, ni Philippe Martinez pour la CGT, ou Jean Claude MAILLY pour FO, n’ont pourtant dit mot. Damien Bernard

mercredi 6 avril 2016

Pourtant, dénoncer la répression policière qui vise en premier lieu à démobiliser la jeunesse, c’est le minimum syndical, d’autant que ce nouvel épisode répressif marque un saut dans la répression de la mobilisation contre la loi Travail, qui commence à s’ancrer dans la durée, depuis plus d’un mois.

Cela est d’autant plus inexcusable, que le gouvernement cherche à diviser, désagréger et à intimider la mobilisation, en tapant sur le front de la jeunesse pour éviter toute jonction entre le mouvement étudiant et lycéen et le mouvement ouvrier. Pour construire le « tous ensemble » de la jeunesse et des salarié-es-s que Hollande redoute tant, cette solidarité du mouvement ouvrier et de ses organisation envers la jeunesse, c’est le minimum pour ceux, comme Philipe Martinez et Jean Claude Mailly, qui prétendent construire l’unité contre le gouvernement.

Pourtant, certaines structures et fédérations syndicales ont dénoncé correctement cette répression policière et son saut, comme la Fédération SUD Santé Sociaux, qui a condamné à travers un communiqué contre « les violentes répressions policières qui émaillent les manifestations de ces dernières semaines. », et notamment le « point d’orgue a été atteint sur Paris pour la journée d’action du 5 avril à l’encontre des lycéen-nes-s et étudiant-es-s, dont plus d’une centaine ont été interpellé-es-s, avec assauts, gazages et tabassages en règle ».

Après avoir obtenu la libération de l’ensemble des interpellé-es-s, ce sont les lycéen-ne-s qui démontrent une nouvelle fois leur détermination, en dénonçant la répression et en affirmant que celle-ci n’arrêtera pas le mouvement, qui s’auto-organise en Assemblées Générales et en Coordination, dans son premier appel à une première Coordination Nationale Lycéenne. Les étudiant-es-s réuni-es-s en coordination régionale Ile-de-France, montrent aussi l’exemple en dénonçant, à travers l’appel de la CNE du 5 avril, l’interpellation « de 130 étudiant-es-s et lycén-nes-s » et la répression en générale.

Pour construire l’alliance entre les salarié-es-s et la jeunesse, dénoncer la répression des uns, est la condition nécessaire à l’unification, et à la convergence entre les différents secteurs mobilisés. Pour l’imposer aux directions syndicales qui feignent de montrer une « unité » de façade en tête de cortège, mais qui dans les faits font tout pour freiner des quatre fers toutes convergences, ces communiqués de dénonciation ou actions des salariés et militants combatifs, vers les étudiants et inversement sont autant de liens créés pour construire ce « tous ensemble » contre Hollande, sa loi Travail et sa répression.




Mots-clés

Loi El Khomri   /    Politique